‹ Musées de SousseChapitre 2 sur 100 · PAR · texte numérisé non relu

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M. LE CAPITAINE HANNEZO

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CHAPITRE PREMIER MOSAIQUES 1. Pavement du seuil d’une salle de bain (1,50 > 0,81). — Poissons, de diverses formes

et nuances, sortant d’un panier à deux anses tout à fait semblable au couffin arabe, et recouvrant

leur liberté dans l’eau. Le cadre est décoré d’une bordure à dessin d’ornement. Trouvé à Sousse,

contre le rempart Ouest et près du Bordj-Cherch (x). PI. I, fig. r.

Pavement du seuil d’uné salle. — Médaillon de 1,14 XX 1,12. — Panthère, baissant la tête, allant à gauche et portant au cou un collier vert et orange. Une patte de devant et une partie du mufle ont été restaurtes. Trouvé à Sousse dans le jardin militaire (villa de Sorothus) (2). PI. I, fig. 2.

FR

3. Pavement d’une salle (4",11 x 3",40). Dimensions de la mosaïque actuellement encadrée : 3",80 X 3,00. — Haras, de la villa de Sorothus. Tableau entouré d’un cadre orné d’une guirlande de lierre. Quatre grands médaillons ronds et occupant les quatre coins ; l’écoinçon intermédiaire est rempli, pour ceux de gauche, par un lièvre oîté dans de grandes herbes ; ceux de droite, endommagés, ont disparu ; les écoinçons voisins du cadre à gauche sontgarnis chacun d’un oiseau. Dans chaque médaillon sont reproduits deux chevaux, affrontés et séparés par un palmiet ; ils ont un collier avec un long gland et une palme sur la tête; ils portent, à gauche, SORO sur la croupe et THI sur l'épaule et, à droite, la marque de l'écurie sur la croupe ; les jambes de devant, depuis le boulet jusqu’au deux tiers du pâturon, sont serrées dans des bandes de couleurs vives. Leurs noms se lisent au-dessus d’eux. A gauche, le médaillon supérieur représente AMOR et DOMINATOR, l’inférieur ADORANDYS et CRINITVS; à droite, en haut comme en bas, il ne reste plus qu'un cheval; lun est FEROX, l’autre PEGASVS, dont le nom est écrit en dessous.

Entre ces quatre médaillons toute la partie centrale de la composition est occupée par un tableau qui représente le haras, ou plutôt la jumenterie. Au milieu d’une campagne, dans laquelle figurent des arbres, s’élève une montagne d’où sort un fleuve qui descend à travers les prairies et au sommet de laquelle est une petite maison. Au pied de la montagne, une chèvre et un bœ

D'un côté de la montagne se voient deux constructions. L'une carrée, en pierres de taille, haute et munie d’une grande porte et de toutes petites fenêtres, couverte d’un toit en grandes tuiles, paraît une espèce de tour, une maison de garde. La seconde, plus considérable, figure certainement le bâtiment où sont les écuries ; il présente sa façade qui se compose de deux tours carrées

entre lesquelles règne un portique, marqué par trois colonnes.

(x) Congrès de Carthage, 1896, p. 821. pP. 373 et sui (2) Héron de Villefosse, Rev. de l'Afr. française, 1887,

; Bull. arch. du Comité, 1888, p. 166 et suiv. : La Blanchère, Collections du Muséé Alaout, P

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Au-dessus de ce portique dépasse le toit d’une construction intérieure ; quelques cimes d’arbres, des branches doivent indiquer des jardins ou allées qui sont derrière ces constructions. De l'autre côté, c’est-à-dire en avant de la montagne, sont les pâturages dans lesquels s’ébattent les juments et les poulains de léleveur; huit figures chevalines sont représentées : trois juments i varices

à Sousse,

suitées et deux autres qui se battent ou jouent au premier plan ; elles ont des attitudes a ème allaite son petit. Trouvé

que naturelles : lune paît, l’autre se gratte, une trois dans le jardin militaire (x).

89 X 1,80. — Chevaux vainqueurs. Tableau ayant pour cadre une guirlande de lierre et représentant des che-

4. Pavement d’une salle dont la mosaïque centrale mesurait: 1"

vaux et une scène idyllique. Quatre chevaux sont affrontés deux par deux, les pieds vers le cadre, sur une champagne où se projette l’ombre portée ; les groupes sont séparés par deux poteaux du cirque, les deux chevaux de chaque groupe par un palmier. Chaque cheval a un bouquet sur la tête, et au cou un collier d’où pend un long gland ; au-dessus de lui, un génie nu, ailé, portant une ceinture à longue écharpe flottante, tient.une guirlande ornée de lemnisques. Le centre est occupé par une scène idyllique : d’un grand rocher, dans les replis duquel

poussent quelques plantes, s’échappe une cascade dont les eaux coulent sur le devant ; trois ani-

maux y viennent boire, une chèvre, une vache et un cerf(?) Sur le rocher est assis un berger, la

aoulette sur le bras et jouant de la syrinx ; un serpent se dresse au pied, tandis qu’un limaçon,

grimpant sur la paroi, étend ses cornes. Les chevaux, de robe différente, portent, les uns sur

a croupe gauche, une marque qui doit être celle de l'écurie à laquelle ils appartiennent, les

autres, sur le Aanc droit, une inscription scindée en deux: SORO (sur la croupe), THI (sur ’épaule).

Les palmiers sont chargés de régimes. Les poteaux sont en forme de croix ; au-dessous de la

traverse est un pavois rond décoré de raies jaunes en étoile et de chaque bout de la traverse pend une longue corde où tige flexible terminée par une feuille de lierre; ces poteaux sont en cubes

rouges et Jaunes.

Les génies, quoique posés de même, sont différents dans le détail ; ils ont chacun deux bracelets à chaque bras et un à chaque jambe : modelé des nus et mouvement remarquables.

Le fond du tableau est blanc. De chaque côté de chaque palmier se lit un mot écrit horizontalement en noir, entre le tronc de l'arbre et le poitrail du cheval. Dans un groupe on lit

PATRICIVS | IPPARCHVS ; dans l’autre CAMPVS | DILECT VS.

L'inscription : Sorothi indique assurément le nom du propriétaire des chevaux ; les mot:

: Campus dilectus désignent l'endroit frais et ombragé au milieu duquel se passe la scène ; ceux de Pairicius Tbparchus pourraient indiquer le nom et le titre du chef d’écurie, ou les noms des chevaux

dont lon a quatre figures ne se rapportant, en réalité, qu'à deux chevaux, vus chacun de deux

côtés et disposés de telle sorte que, si on traçait entre les poteaux un axe imaginaire autour du-

quel on ferait pivoter deux portions égales de la mosaïque, le côté droit du cheval Patricius portant le mot Sorothi viendrait s'appliquer exactement sur son côté gauche placé près du mot

Dilectus, tandis que le côté gauche du même cheval Parricius, portant sur la croupe une sorte de monogramme, viendrait s'appliquer aussi exactement sur son côté droit portant le mot Sorothi.

Le reste du pavement de la salle est formé par des combinaisons géométriques. Trouvé à Sousse, au même endroit que la précédente (2). PI. II.

(2) La Blanchère, Collections du Musée Alaoui, p. 23 (2) Bertrand, Comptes rendus de l'Acad. des Insc., et 24. L'état actuel de la mosaïque, recouverte d’un ver- 1887, p. 379 et suiv.; Héron de Villefosse, Rev. de nis jaunâtre qui empêche d’en obtenir de bonnes pho- lAfr. française, loc. cit. ; La Blanchère, Bull. arch. du tographies, nous a empêché de reproduire dans les Comité, loc. cit., p. 167 et 168; Collections du Musée planches cet intéressant tableau. Alaoui, p. 20 et suiv. ; C. I. L., VII, 11150.

MOSAIQUES $

5. Pavement d’une salle dont la mosaïque centrale a pour dimensions: 1,12 X 1",10. — Combats d'animaux. Partie supérieure du tableau : ours bondissant contre un taureau qui se met en état de défense.- Partie inférieure : sanglier s’élançant vers un cheval qui lève une de ses jambes de devant pour frapper son adversaire. Trouvé à Sousse, dans la Nécropole romaine, près de la Redoute dite « des chasseurs » (x).

6. Fragment de dalle tombale de deux chrétiennes avec épitaphe (o",55 >x< 0,35).

LICTA IN PACE vixit ANNIS XV PRIMA IN PAce vixit anNIS XXV

Trouvé à Sousse, près de la Casbah, dans des terr.

rapportées (2).

7. Fragment de dalle tombale brisée dans sa partie inférieure (0,72 X 0,66). — En haut monogramme constantinien du Christ, dans une couronne; en bas, traces de lettres de l’épitaphe. Même provenance (3).

0",20). — Oiseau becquetant un fruit, gre-

8. Fragment de mosaïque sur tuile (o",2r x nade (?). Cubes d’une extrême finesse en marbre et en émail. Trouvé à Sousse, dans la nécro-

pole romaine (4).

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