Mosaïque de cubi
ulum. —L'enlèvement de Ganymède (2). Tableau carré (1",40 de côté), qui occupait le centre d’un pavement À motifs géométriques carrelés et triangulaires, blancs et noirs, dans une chambre de la maison romaine fouillée en 1899 par M. Gouvet, dans la propriété de M. Monge au Trocadéro, à Sousse.
Le tableau est entouré d’un filet noir et d’une bordure de flots rouges, sur fond blanc. Le groupe principal est enfermé dans un médaillon à fond blanc, se détachant sur un cadre noir, orné dans les quatre écoinçons de palmettes en fleurs de lys. Il représente Ganymède enlevé par “aigle de Jupiter. L'artiste qui a composé le groupe s’est certainement inspiré du tableau de la villa de l'arsenal, qu’il reproduit dans ses grandes lignes avec quelques variantes de détail (voi: a p. 29 et la pl. VIT, fig. 2), mais la copie est inférieure au modèle, le coloris est beaucoup plus terne. Les chairs basantes de l’enfant se détachent mal sur le plumage fauve de l'oiseau de d
à la physionomie de Ganymède. Au lieu de s’abandonner avec confiance à l’étreinte de l'aigle,
proie. De plus le caractère du tableau est déformé par l'expression différente que l'artiste a donnée
“enfant, épouvanté, cherche à lui échapper et, en se débattant, se traîne à terre sur les genoux.
maginée à l’origine pour provoquer, dans un lieu de repos, des impressions douces par la contemplation d’un groupe gracieux, la scène, ainsi modifiée, éveille l’idée de violence ; elle devient brutale et sauvage et manque le but qu’elle devait atteindre.
ble : milieu du 11° siècle. Cubes de moyenne et de petite dimension, faits presque
Date proba
exclusivement de marbre ; les smalts ont À peu p disparu ; il n’y a plus ni rouge vif, ni
pourpre, très peu de verts et de bleus, ce qui explique la tonalité plus terne.
Don de M. Monge. (PI. IX, fig.
Ds
10. Mosaïque de chambre. — Rinceaux, tigre marin et paon. Fragments. Deux morceaux de a bordure d’une mosaïque qui pavait une pièce rectangulaire s’ouvrant sur le péristyle de la villa romaine de Mestiri, du même côté que le cubiculum décrit plus haut (voir page 31). Rinceaux
fleuris courant entre deux filets sur un fond blanc.
ze champ de la mosaïque qu’encadrait cette bordure était occupé par deux couples tangents de guirlandes à festons symétriques qui s’entre-croisaient deux à deux, déterminant trois séries de
compartiments, deux formées de médaillons circulaires de même diamètre, la troisième, entre les de losanges étoiles; chaque compartiment était orné d’un motif différent, animal, fleur
ou fruit.
autr
(1) Gauckler, Bull. arch. du Comité, 19071, p. CLXXXIV. (2) Gauckler, Ibid.
MOSAIQUES 36
Nous n'avons conservé que l’un des coins du pavement, avec deux des compartiments exterieurs, deux demi-médaillons coupés par la bordure ; ceux-ci renferment, l’un un tigre marin ét l'autre un paon. Cubes de marbre, à peu de tons.
Fouilles municipales dirigées par M. Gouvet, dans la villé romaine de Mestiri, en 1899.
11. Mosaïque de chambre (4",30 x 3",80). — Motif géométrique (r), se composant de
peltes, et de médaillons carrés ou circulaires, encadrant des croix entrelacées ou des étoiles, qui se répètent uniformément sur toute l'étendue du pavement, Bordure en marches d’escaliers. Gros cubes de marbre, bruns, rouges, jaunes, noirs et blancs.
fin du 11° ou rv° siècle.
Date proba Découverte en 1891, dans une maison romaine située derrière les huileries du Sahel ; enlevée
et montée par l'atelier du Bardo, sous la direction de M. Gauckler.
He
Mosaïque de piscine (1",20 x 1,10) (2). — Fragment. Poissons de mer s’échappant
d’un couffin (cophinus) à deux anses, en sparterie. Sujet analogue à celui de la mosaïque conservée à la salle d'honneur du 4° tirailleurs (pl. I, fig. 1), mais traité avec plus de souplesse.
directions :
es poissons au lieu d’être tous alignés dans le même sens, évoluent dans diverses on reconnait le poulpe, la langouste, l’anguille de mer, la raie, la méduse, l’espadon, le rouget,
a crevette et plusieurs coquillages, figurés avec une grande exactitude de dessin et de coloris.
Fond blanc. Cubes de marbre de moyenne et petite dimension.
Date probable : second siècle de notre ère.
Trouvée en 1894 par M. le capitaine de Bbray, du 4° tirailleurs, dans une ville romaine au \ord de Sousse, près de la redoute des chasseurs et donnée par lui au musée (PI. IX, fig. 4).
13. Mosaïque d’abside (3). — Dans un segment de cercle large de 2 mètres et haut de 1",65 ou \2 o D DE
bordé d’un simple filet noir, paon vu de face, faisant la roue.
Fond blanc. Cubes de marbre, de dimension moyenne, à peu de tons.
Date probable : commencement du mi siècle.
Fouilles militaires dans le camp Sabatier, près de la colonne Philibert à Sousse. Don de M. le colonel Monlezun en 1898.
14. Mosaïque de seuil (ous). — Tritons et Néréides. Mosaïque rectangulaire (2",80 < 1°), pavant le seuil de Poecus de la villa romaine qui est située dans la propriété Mestiri, au Sud de Sousse, et dont les parties non recouvertes de constructions modernes ont été déblayées en 1899 par M. Gouvet.
Dans un cadre formé d’une simple bande noire sur fond blanc, deux Tritons affrontés, à buste d'homme, jambes de cheval, corps et queue de poisson, tiennent sur le bras droit, la palette en l'air, une longue rame, et de la main gauche tendue en avant, présentent une corbeille gaïnie
d'algues aux vives couleurs. Sur leur croupe aux rapides replis, s’allongent à demi deux
Néréides entièrement nues, reconnaissables à l’écharpe légère, qui voltige derrière elles au gré du vent, décrivant autour de leur tête une courbe gracieuse et caractéristique : les deux déesses sont ornées de bracelets et de colliers de gemmes. Quatre dauphins se jouant dans les flots complètent
cette scène marine, dont toutes les parties se répondent en s’opposant avec une parfaite symétrie.
Cubes de moyenne et petite dimension, en marbre ou en émail, très variés de tons.
(1) Gauckler, Compte rendu de la marche du Service Carthage, 1896, p. 822.
des Antiquités en 1901, p. 17. (3) Gauckler, Compte rendu de la marche du Service (2) Hannezo, Les Décou
Congrès, de l’'Assoc. fr. pour l'avancement des sciences à
Les mosaïques à Sousse, des Antiquités en 1899, p. 10.
La mosaïque porte des traces de restauration antique; dans son état actuel, elle est assez endommagée, les smalts étant presque partout très rongés, ou même entièrement détruits. Manquent: les têtes des deux tritons, mutilées peut-être intentionnellement. Nombreuses lacunes moins importantes, surtout dans la moitié de droite.
15. Mosaïque de seuil. — Le mauvais œil (r).— Fragment (0",75 x 0",60). Dans un encadrement très simple, formé d’un simple filet noir, œil jettatore, écarquillé et vu de face, entouré de deux serpents et d’un poisson qui l’attaquent pour préserver de ses maléfices ils gardent l'entrée, et ses habitants. Fond blanc. Cubes de marbr
la maison dont
e, de grande dimension.
Découverte dans les ruines d’une villa romaine à Mokenine, en 1901; enlevée et transportée au musée par les soins de M. Gouvet. (PI. IX, fig. 5.)
16. Mosaïque de seuil. — Lévrier. Fragment rectangulaire (0,55 >< 0",67) représentant la moitié de gauche, seule conservée, du seuil d’une chambre de villa romaine, découverte au mois de septembre 1907 dans les fouilles municipales entreprises à l'Ouest de Sousse, le long de la route du Trocadéro.
Dans un cadre à simple filet noir, lévrier noir, à demi dressé sur les pattes de derrière, et bondissant à droite, les oreilles dressées, la gueule entr'ouverte. Le cou est enserré dans un collier rouge. Fond blanc. Cubes de marbre de moyenne dimension.
Date probable : milieu du n° siècle.
17. Mosaïque de seuil. — Banderole. Dans un cadre à simple filet noir, sur fond blanc, (0”,60 de côté), banderole arrondie en pelte, d’où se détachent quatre tiges d’algues marines et dont les deux extrémités se déroulent symétriquement en courbes sinueuses. Fond blanc, cubes de marbre de grande dimension, à peu de tons.
Seuil de la chambre à pavement géométrique (décrit à la p. 35) appartenant à la maison romaine, découverte en 1891, derrière les huileries du Sahel, et déblayée par les soins de M. Gouvet.
18. Mosaïque de portique. — Damier. Dés rectangulaires de grande dimension, deux fois plus longs que larges, obtenus par la section en deux parties égales de cubes de marbre blanc, noir, rouge et jaune. Les dés de nuances différentes sont accouplés, deux par deux, rouge avec jaune, noir avec blanc, et les cubes ainsi reconstitués sont juxtaposés de telle manière que leurs cous et tantôt couchés. Ils forment
leurs alternent, comme aussi la disposition des dés, tantôt dre
une sorte de damier dont toutes les cases sont mi-partie claires et mi-partie foncées. Fouilles municipales. Sousse, 1907.
19. Fragment. — Tête de Méduse découverte dans la villa romaine de la propriété Ch. Monge au Trocadéro, 1901.
G) Gauckler, Bull. arch. du Comité, 1901, p. CXC.
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