d, ibid., pp. 66, 83 eipassim
presque en même temps à toutes les branches du savoir humain, nous voyons reparaître l'Orgueil, nous assistons à sa véritable Renaissance ^ » Enfin cet esprit gothique se manifeste — d'une façon moins originale, il est vrai, — par ses antipathies religieuses, qui, malgré la bonté de cœur et la grande tolérance personnelle de l'auteur, percent à tout instant contre les deux confessions rivales de la sienne, à qui sont attribuées toutes les fautes de l'art et les vices de l'humanité. Chacune a son paquet. Le protestantisme est rendu responsable de tous les excès de l'individualisme 2; le judaïsme, de tous les ridicules de la mode et des défaillances du sens moral ^. Je ne sais qui des deux est le plus rudement étrillé. Le second a le privilège de l'être, non seulement en discours, mais en images *. Le plus grave est que ces antipathies risquent d'altérer la belle intégrité des jugements artistiques de M. d'indy. Il va sans dire que les juifs de la musique sont traités sans ménagement; mais, ce qui est plus rare, les grands protestants de la musique, ces colosses de l'art, n'échappent pas aux réprimandes. Si Goudimel est mentionné, c'est parce qu'il fut le maître de Palestrina; mais sa « réalisation en chorals des psaumes calvinistes » est une œuvre de peu d'importance ^. « Les oratorios de Haendel sont glacés, et, disons le mot,