Je viens de Dieu, et je veux retourner à Dieu
Et c'est ensuite un finale apocalyptique, qui — après un épisode symphonique : Der Rufer in der Wûste {Celui qui crie dans le désert), aux accents rudes et angoissés, — chante par les voix du chœur la belle ode de Klopstock, la promesse de la Résurrection :
AufersteKn^ jùy aufersteh'n wîrst du, mein Staub, nachkurzer Ruh'^f
La loi est proclamée :
Was entstanden «^ dos muss vergehen, IVas vergangen, auferstehen 2/
Et tout Torchestre, les chœurs et l'orgue chantent l'hymne de la Vie Éternelle.
Dans la Troisième Symphonie, connue sous le nom de : Un Songe d'une matinée d'été [Ein Sommermorgentraum), les premières et la dernière partie sont pour l'orchestre seul; la quatrième partie est un admirable chant (une des plus belles pages de Mahler), sur des paroles de Nietzsche :
0 Mensehl 0 MenschI Gib Achll gib Achtf Was spriehl die tiefe Mitternacht » ?
La cinquième partie est un chœur souriant et ému sur une légende populaire.
Enfin, dans la Quatrième Symphonie, en sol majeur, la dernière partie seule est chantée, et a un caractère humoristique : c'est une sorte de description enfantine des joies du Paradis.
En dépit de l'apparence, Mahler se refuse à rattacher ces symphonies avec chœurs à la musique à pro-
1 Tu ressuscilertii, uui, lu ressusciteras, ma poussière, après un court repos!