Liszt, qui l'a renié plus tard
3. Article sur VOuverture deWaverley{NeueZeitschriftfurMusik).
4. Wagner, '^ai critique Berlioz, depuis 1840, et qui publie, dans son Oper und tjrama de 1851, une étude détaillée sur ses œuvres, écrit en 1855 à Liszt : « J'avoue que cela m'intéresserait beaucoup de connaître les symphonies de Berlioz, et de les voir dans la partition même. Si tu les possèdes, veux-tu me les prêter? • (3 octobre 1855.)
volontairement Va nié, se jette dans les bras de Berlioz, quand il le rencontre à Londres en 1855; « il l'embrasse avec fureur, pleure, trépigne; et, à peine est-il parti, que le. Musical World publie les passages de son livre {Oper und Drama), où il éreinte Berlioz de la façon la plus blessante * >. En France, le jeune Gounod, dolifabricator Epeus, comme l'appelle Berlioz, lui prodigue les paroles llatteuses, mais passe son temps à reprendre les sujets qu'il traite 2, ou à le supplanter au théâtre. A l'Opéra, on préfère à Berlioz un prince Poniatowski. A l'Académie, il se présente trois fois, battu une première fois par Onslow, une seconde par Clapisson ; à la troisième, il ne réussit qu'à une voix de majorité contre Panseron, Vogel, Leborne, etc., etc., et, comme toujours, Gounod. — Il meurt,avantd'avoirvuapprécierenFrancelaDamna</ond« Faust, l'œuvre la plus extraordinaire de la musique française. — On la siffle ?... Non pas. « On reste indiiTérent », c'est Berlioz qui le dit. Elle passe inaperçue ! — Il meurt, avant d'avoir vu jouer, dans leur intégrité, les Troyens, l'œuvre la plus noble du théâtre lyrique français, depuis Gluck'... Mais de quoi m'étonné-je? Pour les entendre
1. Voir la lettre de Berlioz, citée par J. Tieraot, ibid., p. 275.