‹ Musique et inconscienceChapitre 78 sur 146 · L INCONSCIENT 1O · texte numérisé non relu

L INCONSCIENT 1O

lable végétation tle pensées, vers la pensée réiléchie qui en oxtiaîta le sens.

Mais qu'on nous perineltc un retour à Schopenhauer pour ni.iiiifester sous ce nouvel aspect l'expérience musicale et pour bien comprendre la portée de cette dissolution du moi tlans Tinconscient (pie toute musique provocpie. l'^iisant remarquer incidemment la naïveté avec laquelle la [)lante laisse voir par sa figure seule tout son caractère, toute sa vie -et les mouvements de son être intime, Schopenhauer reconnaît que c'est cet abandon et cette ingénuité qui prêtent tant de charme à la physionomie des plantes. Pour ce qui est de l'homme au contraire, il faut l'étudier à fond et le mettre à l'épreuve, car la raison le rend éminemment caj)able tic dissimulation. L'animal est aussi supérieur à Ihomme en naïveté que la plante l'est à l'animal Chez lanimal, nous voyons la volonté de vivre en quelque sorte plus à lui (pic clic/. riiDinme où tant de connaissance la couvre, où en outre la faculté de feindre la masque si bien (pie son véritable être ne peut percer cpie i)ar hasard et par moments'. (( Elle se montre tout à fait à découvert, mais bien plus iaible aussi, dans la plante, comme aveugle tendance à vivre sans but et sans projet. Car la plante exhibe tout son être à première vue et en toute simplicité. La candeur de la plante tient à ce qu'elle est privée de connaissance : ce n'est pas dans le vouloir, c'est dans le vouloir conscient (pi'esl la laule. Chaque végétal parle tout 'l'abord de sa pairie, du climat de sa patrie, et de la nature du sol sur lequel il croit. Mais il exprime en outre la volonté ilu genre et dit (pielque chose qu'aucune autre langue ne -aurait traduire. » La mii-icpit', (pu n"t>-l [)as ^aiis analogie

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