ACTE PREMIER
une quinzaine de jours, une enfant que, au moment de quitter cette terre, elle jure être de vous. Tant qu'elle n'a couru aucun danger, elle était décidée à vous laisser ignorer l'existence de cet enfant. Aujourd'hui condamnée, elle vous appelle. Je sais combien vous avez aimé cette femme.
Vous agirez comme vous le penserez. Elle demeure rue Chaptal, 31. Je vous serre les mains, mon cher ami. »
MARTINEL.
Voilà I Cela nous arrive ce soir, c'est-àdire à la minute même où ce malheur menace tout l'avenir, toute la vie de votre sœur et de Jean. Que feriez-vous à ma place? Garderiez-vous cette lettre ou la lîvreriez-vous? En la gardant, nous sauvons peut-être la situation, mais cela me semble indigne.
LÉON| é nergiquement.
Oui, indigne I II faut donner la lettre à Jean.
MARTINBL.
Que fera-t-il ?
LÉON
Il est seul juge de ce qu'il doit faire !
Nous n'avons le droit de lui rien cacher.
MARTINEL.
S'il me consulte ?
LEON
Je ne crois pas qu'il le fasse. On ne consulte en ce cas-là que sa conscience.
MARTINEL.
Mais il me traite comme un père. S'il