ACTE DEUXIÈME
MADAME FLAGHB.
Non.
LA BABIN
D'où vient ça?
MAEtAME FLAGHE, se leTaEt el allant à la
cheminée.
Probablement parce que je suis une sage-femme.
LA BABIN
Moi, j'en ai connu une qui en a eu cinq
MADAME FLAGHE, avec mépris.
Elle n'était pas de Paris.
LA BABIN
Ça, c'est vrai. Elle était de Courbe\a)fe;\
100 MUSOTTB.
MUSOTTE, d'une Toix faibla.
Personne n'est là?
MADAME FLAGHE.
Elle se réveille. Voilà! Voilai (EUe replia w
parayent qui masquait la chaise longue.) MUSOTTE.
Il n'est pas encore venu?
MADAME FLAGHB.
Non.
Il arrivera trop tard... Mon Dieul mon Dieul
MADAME FLACHB.
;^^ î)ès idées... Il viendrai
. ACTE DEUXIEME. iOi
Et mon petit... mon enfant?
MADAME FLAGHE.
Il dort comme un ange 1
MUSOTTE, après s*étre regaidée dans une glaça à main.
Je ne lui ferai plus peur comme çal Âhl * mon Dieul Mon petit 1 Je veux le voirl
MADAME FLAGHE.
Mais si je vous le montre, il va se réveiller; et qui sait s'il se rendormira de sitôt?
Approchez le berceau. (Geste de reins éê
M»« Flache.) Si, si !... (M»» Flache et la nourrice ap-
rn prêchent doucement le berceau.) PluS près, tOUt
102 MUSOTTB.
près... que je le voie bien, le chéri! Mon enfant 1 mon enfant! Et je vais le quitter, je vais disparaître! Oh! mon Dieu^ que c'est triste!
MADAME FLAGHB.
Mais ne vous tourmentez pas, tous n'êtes pas si bas que ça. Ah ! j'en ai vu revenir de plus loin. Tenez, vous venez de le réveiller. Emportons le berceau, nourrice. (Elles remettent le berceau en place. A la nourrice.) Lai SSCZ, laisSCZ, ça me regarde. Vous savez bien qu'il n'y a que moi qui le calme.
(S^assejant auprès du berceau, ehantonne en berçant reniant.)
Une poule grtse Entre dans la r'mise .. . Pour y pondre un bon coco
A Fenfant qui fait dodo... ^
Dodo, dormez poulette !
- Dodo, dormez poulotl