‹ MusotteChapitre 56 sur 92 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

à te faire prévenir, bien hésité jusqu'à ce matin; mais j'ai entendu la sage-femme causer avec la nourrice, j'ai compris que demain peut-être il serait trop tard et j'ai fait venir le docteur Pellerin pour savoir d'abord, pour t'appeler ensuite.

JEAN

Comment ne m'as-tu pas fait appeler plus tôt?

Je ne pensais point que cela deviendrait si grave. Je n'ai pas voulu troubler ta vie.

JEAN| montrant le berceau.

Mais cet enfant... Comment ne Tai-je pas su?

Tu ne l'aurais jamais su s'il ne m'avait

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pas tuée. Je t'aurais épargné cette peine, cette gêne dans ton existence. Tu m'avais donnéi en me quittant, ce qu'il fallait pour vivre. C'était fini entre nous. Et puis, m'aurais-tu crue en un autre moment que celui-ci, si je t'avais dit : « C'est ton fils 1 »

JEAN

Oui, je n'ai jamais doulé ce tou

MUSOTTB.

Tu es bon comme toujours, mon Jean.

Non, je ne te mens pas, va I II est à toi, lé petit, je te le jure à mon lit de mort, je te le jure devant Dieu!

JEAN

Je t'ai dit que je te crois, que je t^auraîs toujours cru...

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