‹ MusotteChapitre 62 sur 92 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

appelé Jean, comme toi... Ça ne te cod* trariepas, dis?

JEAN, pleurant.

Mais noa!

Tu pleures, tu m'aimes encore un peu^ merci, Jean... merci... Afa! si je ne mourais pas ! C'est possible pourlant, je vais mieux depuis que tu es ici, depuis que tu m'as promis tout ce que tu viens de me promettre, depuis que je suis rassurée.

Donne-moi ta main. En ce moment, je me rappelle toute notre vie, je suis contente, je suis presque gaie, j'ai envie de rire, tiens... J'ai envie de rire, je ne sais pas

pourquoi. (EUe rit.)

JEAN

Calme-toi, ma petite Musotte I

13e MUSOTTB.

BlUSOTTE.

Si tu savais comme il me vient des souvenirs! Te rappelles-tu quand j'ai posé pour ta Mendiante, pour ta Marchande de violettes et pour ta Femme coupable, qui t'a valu une première médaille?... Et le déjeuner chez Ledoyen le jour du vernissage? Plus de vingt-cinq à une table de dix! En a-t-on dit des folies, surtout le petit... le pelit... comment s'appelle-t-il donc? Ce petit si rigolo qui fait toujours des portraits qui ne ressemblent jamais...

Ahl oui, Tavernier... Et quand tu m'as installée chez toi, dans ton cabinet de débarras, où il y avait deux grands mannequins dont j'avais peur la nuit... Et je t'appelais et tu venais me rassurer... Ah 1 que c'était drôle... tu te rappelles? (Eiierit encore.) Si cettc vie-là pouvait recommencer 1 (Elle pousse un cri.) Ah! j'ai mal... j'ai maL..

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