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SCÈNE IV

PETITPRÈ, MARTINEL,

PETITPRÉy qui a Uni do Ure la loUra.

Alors, Monsieur, vous affirmez que votre neveu ignorait la situation de cette femme?

162 MUSOTTK

MÀRTINEL.

Sur l'honneur l

MADAME DE RONGHARD.

C'est inadmissible I

MARTINEL.

Je TOUS répondrai d'un mot. S'il avait connu cette situation, comment aurait-il fait ce qu'il a fait ce soir?

PETITPRÉ.

Expliquez-Yous plus clairement!

— ■ MARTINEL*

C'est bien simple ! S'il avait connu plus tôt le danger que courait cette femme, aurait-il attendu la dernière heure, choisi ce soir enfin, cette minute suprême, pour

aller dire adieu à cette mourante et pour vous révéler Texistence d'un fils illégitime?... Mais on les cache quand on veut et comme on veut, ces enfants-là, sacrebleu ! Vous le savez aussi bien que moi, Monsieur!... Pour nous jeter tous ainsi dans cette émotion et compromettre son avenir, il eût fallu que Jean fût un imbécile et ce n'en est pas un. Et s'il Tavait sue plus tôt, cette situation, pensez-vous qu'il ne me l'aurait pas confiée, à moi, et que j'aurais été assez bête, moi aussi, pour ne pas éviter ce désastre? Mais c'est clair comme le jour çç.que' je vou3 dis là.

MADAME DE RONCHARD, agitée^ toujours allant 41 Tenant dans la partie gauche de la Mchae*

Clair comnie le jouF... clair comme le joiu*,..

164 MUSOTTB.

MÂRTINEL.

Mais oui. Si nous n'avions pas reçu cette nouvelle comme une balle qui tue toute réflexion, si nous avions eu le temps de raisonner, de nous concerter, nous pouvions vous cacher tout. Et du diable si vous en auriez jamais su quelque chose I Notre tort a été d'être trop sincères et trop loyaux. Je ne le regrette pas d'ailleurs. 11 faut toujours agir loyalement dans la vie.

Permettez, Monsieur...

PETITPRÉ.

Tais-toi, Clarisse. (A Martînei.) Soit, Monsieur. Il ne s'agit pas de votre honneur ni de votre loyauté, absolument incontestables en toute cette affaire. Je veux bien

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