ACTE TROISIÈME, Iflî
MADAME DE RONGHARD.
Encore I
MARTINEL .
On n'a jamais à moitié raison, Madame.
(APetitppé.) J'étais bien sûr que vous me comprendriez, Monsieur. Vous êtes uo homme de bon sens, vous I
MADAME DE RONGHARD.
Et moi, qu'est-ce que je suis donc, alors?
MARTINEL.
Vous êtes une femme du monde, Madame.
MADAME DE RONGHARD.
Et c'est justement comme feaime du monde que je proteste, Monsieur! Vous aurez beau épiloguer , il n'y a pas moins là un
fait: c'est que M. Jean Martiael apporte à son épouse, comme cadeau de noces, le jour de son mariage, un bâtard. Eh bien !
je vous le demande, femme du monde ou non, est-ce qu'on peut accepter ces choses-là?
PETITPRÉ.
Ma sœur a raison cette fois, Monsieur Martine!.
MADAME DE RONGHARD.
Ce n'est pas trop tôt !
PETITPRÉ.
Il s'agît d'un fait qui existe, patent, indéniable, et qui crée pour nous une intolérable situation. Nous avons uni notre fille à un homme libre de tout lien, de toute entrave dans la vie. Et il arrive ce que vous savez. Les conséquences doivent en être