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ACTE TROISIÈME

supportées parlai, et non par nous. Nous sommes lésés et déçus dans notre confiance, et le consentement que nous avons donné à ce mariage^ nous l'aurions certainement refusé dans les circonstances actuelles.

MADAME DE RONCHARD.

Si nous l'aurions refusé? Ah I ah! Plutôt deux fois qu'une! D'ailleurs, cet enfant^ si on l'acceptait, deviendrait certainement une cause de brouille entre nous tous.

Voyez Gilberte mère à son tour. Que de jalousies, de rivalités, de haines peut-être, entre cet intrus et les autres! Une pomme de discorde, que cet enfant-là.

MARTINEL.

Mais non,^acrebleu! Il ne sera un farta

no MUSOTTE.

deau pour personne, ce petit. Grâce à Jean, sa mère lui aura laissé de quoi vivre largement; et plus tard, quand il sera un homme, il travaillera, que diable I II fera comme j'ai fait, moi, comme font plus des neuf dixièmes du genre humain. Ce seratoujours un oisif de moins et ça n'en vaudra que mieux I '

PETITPRÉ.

Mais d'ici là, qui s'en chargera?

MARTINEL.

Moi, si l'on veut. Je suis garçon, retiré des affaires. Ça m'occupera... ça me distraira. . . Je suis tout prêt à le prendre avec

moi, ce mioche... (Regardant M»« de Ronchard.)

A moins que Madame, qui aime tant à sauver les chiens perdus...

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