ACTE TROISIÈME. iti'A
PETÏTPRÉ.
Mais il ne s'agit pas ici de roman, ni de personnages imaginaires. Nous avons marié Gilberte avec un jeune homme dans les conditions normales.
MADAME DE RONGHARD.
Sans enthousiasme!
PETITPRÉ.
Sans enthousiasme, c'est vrai 1 Mais enfin, nous l'avons mariée tout de même. Or, le soir de ses noces il nous apporte en cadeau... Je ne veux pas de ce présent qui braille^
LÉON
Qu'est-ce que ça prouve, sinon que ton gendre est un brave garçon ? Ce qu'il vient de faire en risquant son bonheur pour ac-
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complir son devoir ne dit-ilpas^ mîeux que n'importe quoi, combien il est capable de dévouement?
MÂRTINEL..
C'est clair comme le jour I
MADAME DE RONCHÀRD , à part.
U est fatigant, cet homme du Havre 1
PBTITPRÉ.
Alors, tu admets que Gîlberte, le jour de son entrée en ménage, devienne la mère adoptive du b&tard de la maltresse de son mari?
LÉON
Parfaitement, comme j'admets tout ce qui est noble et désintéressé. Et tu pense* rais comme moi s'il ne s'agissait pas de ta fille 1