‹ MusotteChapitre 90 sur 92 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

GILBERTK, émue.

M'aimez-Yous vraiment tant que cela?

D'un amour que je sens inguérissable.

GILBERTE

Mais vous l'avez aimée, elle?

JEAN

J'ai été épris. J'ai éprouvé un tendre attachement pour un être gentil, dévoué...

(A mi-Toixy avec passion.) Tcuez... ce qUO je Vaîs

VOUS avouer est indigne... infâme peut-, être... mais je ne suis qu'un être humain, faible comme les autres... Eh bien ! tout à l'heure, auprès de cette pauvre fille, mes yeux pleuraient, les sanglots m'étouffaient; tout mon être vibrait douloureusement ;

mais là, dans mon âme^ au plus profond de mon âme, je ne pensais qu'à vous !. . .

GILBERTEySe levant vivemenl.

Vrai?

JEAN| simplement»

Je ne sais pas mentir.

GILBERTE

Eh bien I savez-vous ce qui m'a fait tant souffrir tout à l'heure quand mon frère me racontait cette liaison et cette mort? Je peux vous le dire maintenant : J'ai été jalouse. C'est vilain, n'est-ce pas? Jalouse de cette morte 1 Mais, il a si bien parlé d'elle pour m'apitoyer et j'ai senti qu'elle vous aimait tant, que vous me trouveriez peut-être indifférente et froide après elle.

Et j'ai souffert de ça, j'ai eu peur de ça, jusqu'à vouloir renoncer à vous.

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