ACTE TROISIEME
JEAN
Et maintenant... Gilberte?
GILBERTEy lui tend ses deux mains.
Me voici, Jean,
JEAN
Ahl merci. •• merci! (Lui baisant les mains.
Puis, aussitôt après, avec émotion.) MaiS VOilà
qu'une autre angoisse me saisit : j'ai promis à cette pauvre femme de prendre et de garder l'enfant avec moi... (Mouvement de oaberte.) Ce u'cst pas tout... Savcz-vous quel fut son dernier vœu, quelle fut sa dernière prière?... Elle m'a supplié de vous le recommander...
GILBERTE
A moi?
JEAN
A Y0US| Gilberte.
GILBBRTEy très (
EUe a fait cela^ la pauvre femme?. ,. Elle a cru que je prendrais?...
JEAN
Elle Ta espéré, et sa mort en fut adou* cie.
GILBERTBy exaltë«, passant à droite.
Mais ouif je le prends! où est-il?
JEAN
Chez moi.
GILBERTE
Chez vous? Mais il faut y aller tout de suite.
ACTii! TROISIEMB. 203
Que je m'en aille, que je vous quilte en cet instant?
OILBERTB.
Non... Nous irons tous les deux, puisque je devais m'installer chez vous ce soir...
JEAN joyeux.
Oh! Gilberte! Mais votre père ne voua laissera pas partir.
GILBERTE
Eh bienl savez-vous ce qu'il faut faire puisque mon déménagement est accompli et que ma femme de chambre m'attend chez vous? Il faut m 'enlever j Monsieur.
JEAN
Vous enlever?
GILBERT£
Donnez-moi mon manteau et partons.
Tout s'arrangera, tout s'expliquera demain. •• (Lni montrant le manteau qu*elle a laissé au premier acte sur la chaise près de la porte à gauche.)
Mon manteau!...
JEAN, prenant Tiyement le manteau et le lui mettant sur les épaules.
Vous êtes la plus adorable des créatures I
Q loi prend le bras et ils se dirigent vers la droite.)