ACTE PREMIER
cette fuite généreuse et noble. (Changeant de ton.) Mais je ne sais pas pourquoi je vous répète tout ça... Vous le savez aussi bien que moi, je vous l'ai déjà dit vingt fois.
MADAME DE RONCHARD.
C'est tellement invraisemblable que je ne le crois pas plus à la vingtième fois qu'à la première.
LÉON
C'est la vérité pourtant.
Eh bien! si c'est la vérité, tu as tort d'aider Jean à rompre cette liaison avec une femme si... admirable.
LÉON
Non, ma tante, j'ai fait mon devoir.
j MUSOTTE.
Vous me traitez parfois d'écervelé et vous avez souvent raison. Mais vous savez aussi que je sais être sérieux quand il le faut. Si cette liaison vieille de trois ans avait encore duré, Jean perdait sa vie.
MADAME DE RONCHARD.
Qu'est-ce que ça peut nous faire?
LÉON
C'est terrible pour un homme, ces...
collages-là. Tant pis! j'ai dit le motl... C'était mon devoir d'ami, je le répète, de tâcher d'y soustraire Jean, et mon devoir de frère de faire épouser à ma sœur un homme tel que lui. Et vous verrez que l'avenir me donnera raison... Et puis, quand vous aurez, plus tard, un petit neveu ou une petite nièce, à soigner, à