ACTE TROISIÈME
MARTINEL.
Cependant, vous avez su qu'avant de vous aimer, puis de concevoir la pensée et l'espoir de vous épouser, mon neveu avait eu... une liaison. Vous avez accepté ce fait qui n'a rien d'ailleurs d'exceptionnel.
GILBERTE
Je l'avais accepté.
MARTINEL.
Votre frère vient de vous apprendre le reste.
GILBERTE
Oui, Monsieur.
Que dois-jc répondre à Jean?
17G MUSOTTE.
G ILBERTE, se relevant et descendant.
Je suis trop bouleversée pour vous le dire encore. Cette femme à laquelle je ne pensais point, dont l'existence m'était indifférente, sa mort me fait peur. 11 me semble qu'elle vient de se dresser entre Jean et moi, et qu'elle y restera toujours. Tout ce que l'on m'a dit d'elle, m'a l'ait mal (''(rangement. Vous l'avez aussi connue, cette femme, vous, Monsieur?
MARTINEL, levé également.
Oui, Madame, et je n'en peux dire que du bien. Votre frère et moi nous l'avons toujours considérée comme irréprochable vis-à-vis de Jean. Elle l'aima d'un amour vrai, dévoué, fidèle, absolu. J'en parle en homme qui a déploré profondément cette liaison, car je me considérais comme un