ACTE TROISIÈME
monde.
GILBERTE
Est-ce que Jean l'aima beaucoup aussi?
MARTINEL.
Oui, certainement. Mais son amour s'affaiblit. Il y avait entre eux trop de distance morale et sociale. Il lui demeurait cependant attaché par reconnaissance de la profonde tendresse qu'elle lui avait donnée*
GILBERTE, grave.
Et Jean vient de la voir mourir?
MARTINEL.
Il eut le temps de lui dire adieu.
i:s m i: sotte.
GILBERTE, à mi-voix.
Si je pouvais deviner ce qui s'est passé en lui à ce moment-là! Oh! cette morte, c'est bien pis pour moi que si elle était mante!
MADAME DE RONCIIARD, assise à droite, se levant et remontant.
Je ne te comprends plus, ma chère. Elle est morte, tant mieux pour. toi. Dieu t'en délivre!
GILBERTE
Non, ma tante: ce que j'éprouve est si pénible que j'aimerais mieux la savoir loin que de la savoir morte.
PETITPRÉ, descendant.
Moi, je l'admets, c'est là un sentiment déjeune femme émue par un aliréux évé-