‹ Mussolini, batisseur d'avenirChapitre 24 sur 36 · D 5 : EN EE · texte numérisé non relu

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ensemble un effort de volonté, pour restituer au monde, sous la forme d’une association internationale, l’Empire romain, le splendide et dominateur Empire dont, aujourd'hui encore, toutes les parties sont intactes. |

Ce territoire gigantesque, l’œuvre de colonisation la plus vaste qu’aient jamais accomplie les hommes, nous pouvons en ressouder Îles fragments et reconstituer tout à coup l'énorme bloc initial. A l'Italie augmentée de la Sicile, de la Sardaigne, de la Cyrénaïque, la France, l’ancienne Gaule, s'ajoute, entraînant la Belgique, entraînant l'immense domaine africain et la Maurétanie et aussi la Numidie. L’Es-

L'Empire romain.

pagne, la Lusitanie reprennent tout naturellement leur place dans l’ancienne carte romaine. La Dacie, où César avait

placé la colonie romaine chargée de dé-

fendre la Latinité contre les Barbares, la vieille Dacie devenue la nation roumaine rentre dans le giron et complète le groupe originel... Pour que ce vieux rêve restauré cesse d’être une vision inconsistante, il ne faut, entre l'Italie, la France, la Belgique, l'Espagne, le Portugal, la Roumanie, que le passage rapide et brillant d’une volonté conductrice, pareille à Paiguille qui coud solidement les différentes pièces d’une parure, pareille à létau qui rassemble et rive toutes les pièces d’une cuirasse. ;

Mais s'il advenait que cette volonté émanât d’une personnalité unique, autrement dit si quelqu’un, possédé par la foi qui meut les montagnes, s’avisait d'aher d’une capitale à l’autre comme un magnifique agent de liaison, sa tâche serait de bien courte durée. Car fût-il le plus désintéressé des mortels, vite 1l serait suspecté d’obéir à des raisons médiocres et de n’agir que sous l’impulsion du plus bas calcul. Autrement serait si un mouvement international — et ceci appartient au domaine de la fable — portait au pinacle un homme désigné entre tous pour mener le monde, car alors la Providence elle-même semblerait lavoir désigné. Mais :l n’appartient pas à un homme de précher les hommes, surtout quand ils sont de nationalités différentes. Nous connaissons ainsi

A pied d'œuvre,

des « citoyens européens > qui Jouèrent dans la grande guerre d'immenses rôles occultes, pesèrent singulièrement dans la balance des peuples et qui, loin de recueillir l'admiration et la reconnaissance unanimes ou partielles, furent toujours jugés depuis, et le seront toujours désormais, comme d’équivoques émissaires.

L'union panlatine, sous la forme d’une Fédération des intérêts économiques, ainsi que nous l'avons dit d’abord, impose donc que ses forces constitutives ne soient que des entités. Il faut, pour entrer dans le domaine des matérialisations, 1l faut que les travaux d’approche soient accomplis par ce souverain pouvoir qu'est la

Presse. Obtiendra-t-on jamais que les

journaux consentent à s'élever un ins-

Da e .

tant au-dessus des disputailleries d’opinions pour se vouer à une œuvre grandiose ? Tel est le premier problème, telle Dia CIé de voute de cet édifice. Si l’on parvenait, par une campagne ardente, à insuffler quelque émotion à la multitude de ces feuilles éphémères sur quoi vole la pensée de l’humanité, on aurait le droit d’entrevoir le gage initial d’une réussite.

Cette première cause gagnée, il conviendrait que les milieux économiques, industriels, financiers et commerciaux donnassent leur acquiescement au projet de la Fédération panlatine. Et, dès lors, point ne serait besoin d'aller solliciter d’autres pouvoirs. Il ne s’agit nullement, en effet, de modifier les trajectoires politiques, mais de conclure une entente, pour des fins immédiates, entre tous les

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