REX
foyers de travail des pays d’origine iden- | tique. sas Nous savons quelles objections vont harceler ce libre projet de Fédération pan= latine. Mais toute innovation, dans tous les domaines, lorsqu'elle menace de désorganiser le mécanisme routinier de la vie habituelle, commence toujours par se .
blesser aux aspérités de la critique. On.
traita d'illuminés ceux qui, les premiers, imaginèrent de soumettre tout casus belli, préalablement, à un Tribunal des Nations ; pourtant cette idée a été maintes fois reprise ; elle a même reçu de sérieux essais de réalisation ; elle est plus que jamais en faveur. Rien ne prouve qu’un jour, la Cour d’Arbitrage International ne fonctionnera pas d’une façon aussi régulière que le premier tribunal venu.
L'avenir est ombre ou clarté. Ombre, si les nations latines persistent à se contenter d’une politique égoïste, sans aucune attention pour l'agitation profonde du monde entier. Ombre, si, continuant de suivre la pente glissante de l’élégante inaction, elles s’acheminent en riant vers la servitude. Ombre, si l’une, à cause de sa natalité de plus en plus faible, lPautre à cause de son défaut de résistance, lPautre à cause de son indifférence à l'intérêt national, l’autre à cause de la passion excessive qu'elle apporte à ses querelles intestines alors que le vrai pénil est au dehors, ombre, disons-nous, si les Foules latines, si les Fils de la Louve montrent aux Germains, aux Slaves, aux Saxons, les stigmates déshonorants d’une nouvelle décadence.
hr.
Ombre 1
ou clarté.
Mais clarté, si ces mêmes nations retrouvent un instant la vigueur, la ténacité, l’orgueil de Rome. Tous tant que vous êtes, sous vos nouveaux noms modernes, citoyens romains, levez-vous ! Vous n'avez pas le droit de tolérer que le sang de Rome reçoive la moindre humihation, et c'en est une que d’être inféodé aux descendants de ceux que la Ville Eternelle savait si bien tenir à distance. A l’idée que les races prolifiques et voraces pourraient l'emporter sur vous et vous contraindre à subir leur loi, la vieille Louve se dresse sur le Palatin et gronde, le poil hérissé, en montrant ses crocs toujours solides. Ce grondement n'est pas une plainte, mais un appel, mais un ordre | Appel à la fraternité, ordre de s’unir, ordre de ressusciter la haute discipline
morale qui faisait invincibles les légions de César.
Foules latines, il vous appartient de décréter si la grandeur romaine ne doit plus être qu’un souvenir universitaire, ou bien si vous voulez en ressusciter, en maintenir, en accroître le prestige. Jamais les conjonctures n'ont été plus propices ; une conflagration presque universelle a permis à toutes les patries de se connaitre, de se contrôler, de se plaire ou de se haïr. Ce fut comme une vaste consultation, préliminaire d’orientations que rien, avant 1914, ne faisait prévoir. Se peut-il que les âmes jetées dans le brasier de la guerre n'aient pas été débarrassées de leurs vieux oxydes ?
Et nous voici revenus à notre point de départ. C’est par une apostrophe à la
Latinité que ce discours doit finir, comme il a commencé. Mussolini, Latin de la.
première et de la dernière heure, ne fait
que passer comme l’incarnation d’un génie
particulier à la race, mais, nous lerépétons, notre désir ne fut jamais de glorifier | une figure isolée. En Mussolini nous saluons À la réunion inespérée des vertus nécessaires ; à la rénovation du mondelatin. Nousaurions … pu la rencontrer dans un événement, dans
un groupe et lui adresser le même hom-
mage. Nous gardons toute la lucidité qu'il faut pour juger Mussolini d'étape en À étape; nous ne savons, car nul n'est l prophète, si le rénovateur de l'Italie ne 1 sera point empêché de parachever sa tâche. Mais, que le Fascisme demeure ou 1 bien qu’il passe, notre injonction n'en conservera pas moins toute son actualité.
Bien mieux, demain la rendra plus nécessare encore qu'elle ne l’est aujourd’hui, puisque le péril grandit d'heure en heure.
Le monde latin a perdu, au cours des âges, les deux principes fonciers de sa suprématie : la Foi et l’Energie. Non seulement chacun professe la négation de son propre geste, mais encore se refuse à reconnaître la valeur du geste d’autrui. Il s'ensuit que tout élan est, d’avance, condamné, qu’il est interdit à un homme parmi les hommes de vouloir, d’oser une chose un peu nouvelle, à moins qu'il ne soit de taille à braver les risées et à mépriser les injures. Ce scepticisme latent est donc une sorte d’atmosphère raréfiée au milieu de laquelle les âmes ne peuvent plus vivre. À moins de rééduquer en nous la confiance, nous sommes doré-
Den
navant condamnés à ce supplice tantalien à de coudoyer sans cesse le génie et de le … méconnaîitre.
L'énergie aussi a décru. Et justement parce que la foi a périclité, l’énergie est devenue vertu d'exception. A force de ne pas croire, la multitude moderne a acquis le déplorable travers de mésestimer tout effort et de considérer que rien ne sert à rien. L’auréole que l’on attribue s1 aisément aux êtres d’action, aux réalisateurs, cette appellation de « professeurs d’énergie > par quoi on les désigne, prouvent bien qu'ils sont détenteurs d’un extraordinaire talisman. En effet, si l'énergie ne représentait pas une puissante valeur intrinsèque, on ne lui témoignerait pas tant d’égards chaque fois qu'on la rencontre.
Eh bien, Benito Mussolini, tout en ac-
complissant sa mission logique et loyale, et sans se soucier d’enseigner quoi que ce soit à qui que ce soit, Mussolini nous apparaît comme un haut modèle d’éner-, gie sacrée. Lui aussi aurait pu se laisser gagner par la mollesse politique, par le goût des accommodements; lui aussi aurait pu rapetisser l'avenir à l'étendue de sa seule ambition et ne point se préoccuper du destin de l'Italie... Mais il eût fallu pour cela qu'il fût privé, comme tant d’autres, d'énergie et de foi. Toute Rene Sur ces deux axes, et il voulut que, sur deux axes semblables, l'Italie tout entière füt équiibrée. Il à donc prêché la bonne parole et mené le bon combat ; il a accompli quelque chose de grand.
Que sa silhouette sur l’horizon médi-
Que son patriotisme Hoi comme un De
nal et sa parole, comme un tocsin ; qu’à
la lumière de l’un, à la clameur de l’autre, toutes les augustes vertus romaines
lovées, endormies, pétrifiées en vous,
frémissent soudain, retrouvent leur vigi-
lance légendaire et reprennent leur fac-
tion inlassable sur les remparts de la
Latinité.
LABLE
L'appel aux Légions. — L'unité italienne. — Les semeurs d’ivraie. — Les parasites. — Les erreurs fortes comme des vérités. — « Le roi règne et ne gouverne pas. >» — Les
augustes inconnus. — La beauté de croire. — Agir.
PROPOSITION Pour les hommes sans mémoire. — L'Italie déçue. — Fiume. — L'ingratitude versaillaise. — L'Italie indignée.
— L'Italie déchirée. — L’'émeute. — Où Giolitti reparaît. — Les Faisceaux.— Dux. — Le sens de la mesure. L'élan.