‹ Mutisme et surdité ou influence de la surdité native sur les facultés physiques, intellectuelles et moralesChapitre 200 sur 200 · PARTIE IL - CHAPITRE III · texte numérisé non relu

PARTIE IL - CHAPITRE III

pas oublier, d’ailleurs, que le langage des gestes est surtout le langage des passions. Aussi, est-ce un devoir pour les' parents, quand elles en ont, de veiller constamment sur elles avec une infatigable attention ; ils doivent les mettre en garde contre les dangers dont elles peuvent être menacées, éloigner d’elles toute idée de coquetterie, leur inspirer le goût de la simplicité, de l’ordre et du travail, et surtout leur présenter, comme règle de conduite , l’exemple d’une vie sans reproches.

Mais leurs efforts seraient sans doute presque toujours impuissants si l’éducation n’était dirigée en tous points de manière à leur rendre cette tâche facile. En éclairant la raison des enfants, on sème dans leur esprit des germes précieux qui se développent et se fortifient. Prémunis contre tous les écueils , ils savent les éviter, et lorsqu’ils sont endurcis de bonne heure au travail, ils n’en redoutent pas les fatigues. L’éducation ne doit donc pas être, pour le sourd-muet surtout, l’objet d’une vaine ostentation : elle doit avoir pour but de l’élever à l’état d’homme , et non en faire un savant.

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