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H. SCHLIEMANN

PRÉFACE

C’est k mon corps défeiidant et sur les pressantes instances du D" Schliemann que j’ai entrepris d’écrire une Préface pour ce volume consacré k Mycènes. Peut-être ai-je réussi, malgré les longues interruptions qu’a dù subir un commerce plein de charmes, k ne point me sentir trop dépaysé au milieu du texte d’Homère ; et le but principal d’un commentaire sur l’ouvrage du D" Schliemann est, sans contredit, d’établir nettement les points de contact entre le texte d’Homère et les découvertes faites k Mycènes. Mais j’ai en horreur tout spécialisme qui se hasarde k voyager en dehors de son domaine légitime ; or, en cette matière, je ne suis, k tout prendre, rien déplus qu’un spécialiste; peutêtre même un spécialiste sans grande autorité. Ce qui me manque, c’est cette habileté que donne la pratique, c’est ce coup d’œil qui embrasse dans son ensemble toute l’archéologie hellénique et qui même s’étend bien au delk des limites de l’archéologie hellénique, ce sont en un mot les qualités qui ont valu k M. Newton une réputation si bien méritée. Comme conclusion logique de ces prémisses, j’aurais dû, ce semble, me dérober au lardeau quod ferre récusent himerl *. Mais il y avait, dans la poésie antique, une

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