‹ MycènesChapitre 102 sur 254 · III, 3G · texte numérisé non relu

III, 3G

’ArpsiSr,? oè spuo-adp-svoç Hicpoç àpyupo-^TvOV,

TrXrj^ev àvaaxojjLsvoç xopuOoç cpdXov.

(( Ayant tiré son épée ornée de clous d’argent, le fils d’Atrée leva le bras et détacha du coup le cpdXo; du casque. »

3. Le passage suivant de Y Iliade (XIX, 379-383) ne peut laisser aucun doute sur ce point;

'î>ç au’ ’A^CAtiOç crdxeoç o-éXaç aïOip’ l'xavîv xaXoO, ôa'.oaAÉoo. Usp't 5e Tp'jçdXetav àetpa; xpax't 61x0 Ppiapi)v • y) ô’ ào-xrip üç àuéXap.uev ïuuoupiç xp’jcpdXeia, 7r£pt(7<7£iovxo 5’ ’eôetpat ;(P’j(7£at, dç "Hcpataxo? lei Xô^ov Gapeidç.

(( Ainsi brilla jusqu’au ciel l’éclair du bouclier d’Achille, cette magnifique œuvre d’art„ Levant alors son casque puissant, il le posa sur sa tête, et le casque empanaché brilla comme une étoile, et l’on vit ondoyer l’abondante crinière d’or qu’Hèphaïstos avait fixée autour du cône (Xo'fov). »

Voyez ces parties du casque homérique dans mon ouvrage, Antiquilés troyennes, p. 247 et p. 296, et aussi dans VAtlas qui en fait partie, planche 194, n”® 3496, 3497, 3504, i et l.

CASQUE HOMERIQUE.

forme crime feuille allongée, il est très-probable c{u’il a eu rintentioii d’en faire une queue de cheval.

Sur la partie antérieure du casque s’élève un curieux objet de forme allongée et recourbée, et qui donnerait tout à fait l’idée d’une corne. Je ne puis en aucune façon m’expliquer quel en pouvait être l’usage, et l’on ne trouve dans Homère aucun mot dont l’interprétation puisse indiquer sa présence sur les casques homériques. Mon honorable ami M. A. -H. Sayce, célèbre orientaliste et professeur h l’université d’Oxford, me rappelle, à propos de (!es cornes, que la coitîure des personnages représentés sur les pierres gravées babyloniennes est ornée de deux cornes. J’appelle l’attention du lecteur sur les gravures de V Hérodote de Rawlinson, tome I, page 319.

Quant à la physionomie des six guerriers, elle n’est bien certainement ni assyrienne ni égyptienne. Tous ont exactement le même type idéal, le nez très-long, les yeux grands, les oreilles petites, une longue barbe bien soignée qui se termine en pointe. Ainsi, à part la barbe, il n’y a rien d’asiatique en eux. Cinq de ces guerriers ont à leur suite une femme, qui paraît être une prêtresse; elle est vêtue d’une longue robe retenue à la taille par une ceinture ; son front est orné d’un diadème, et elle semble porter une sorte de coiffure. Il ne reste que son bras droit qui est levé; à en juger par la courbe qu’il forme, on peut croire que cette femme a levé ses deux mains jointes, et qu’elle prie les dieux d’être propices aux guerriers qui partent et de leur assurer un heureux retour. Cette habitude de lever les mains en priant se retrouve continuellement dans Homère C

Sur d’autres fragments du même vase (fig. ^214) - sont représentés deux guerriers qui couvrent leur côté gauche de leurs boucliers; leur main droite levée tient une lance qu’ils brandissent contre leurs ennemis; une partie seulement de la ligure derun de

1, Par exemple, IL, I, -150:

ToTaiv ûs Xpuari? [xeyàX’s'JX-’^'î avaa^wv.

« Chrysès pria tout haut pour eux en levant les deux mains. »

Voyez la vignette du chapitre VI,

PALAIS ROYAL PRÉSUMÉ

ces ennemis s’est conservée. L’armnre des deux guerriers et celle de leur adversaire sont de tout point semblables à celle des six guerriers que nous venons de décrire, mais la coiffure est différente. Au lieu de casques de bronze, ils portent une sorte de casque, bas de forme, fait, à ce qu’il semble, d’une peau de sanglier avec les soies en dehors. En réalité, ces casques nous remettent tout de suite en mémoire le casque bas de forme, en peau de taureau, dont Ulysse se conviât la tête lorsque Diomède et lui s’en allèrent de nuit, comme espions, au camp troyen‘. Il n’est pas hors de propos de rappeler ici que le motxov£-/3 signifie ce peau de chien » , d’où l’on peut conclure que les premiers casques furent faits en peau de chien. Mais déjà au temps d’Homère le sens primitif du mot avait depuis longtemps disparu; aussi le poète emploie-t-il le moiv.vviri pour désigner non-seulement le casque de forme basse, mais encore le grand casque de bronze. Derrière le guerrier de gauche on voit une partie de la cotte de mailles et le bouclier d’un autre combattant, et derrière l’autre guerrier on voit un bouclier. H est donc à supposer que l’artiste avait représenté plusieurs guerriers combattant les uns contre les autres. Au-dessous de la première anse est représenté un oiseau volant. Sur les deux têtes de vache qui terminent les anses, les cornes ne sont qu’indiquées, l’artiste ayant bien pensé que, s’il les modelait en saillie, elles se briseraient tout de suite quand on voudrait se servir du vase. Ce vase a été fabriqué au tour; l’argile en est particulièrement défectueuse et mélangée d’un sable grossier ; le travail en est aussi trèsprimitif; l’intérieur est peint en rouge.

On a trouvé encore dans la maison cyclopéenne d’autres vases d’une fabrication très-soignée; ils sont décorés de rangées de cercles, contenant des signes nombreux que l’on prendrait à première vue pour des caractères d’écriture; mais, comme les mêmes

Il, X, 257-259:

..... ’Afxcp't ùi o'i x'jvIrjV xs^aT^rji^tv 60-/]xev Taup£tY)v, açaXov xe xa\ aWocfov, y]T£ xaxaîxul xéx>.r;Tat, pyexac oï xapv] ÔaXspfov

« Sur sa tête il plaça un casque, fait en peau de taureau, sans panache, sans cône, et appelé xaxaÎTu^, comme celui qui protège la tête de la florissante jeunesse. »

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