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POTERIE FAITE A LA 3IAIN

signes reviennent continuellement, on reconnaît bientôt qu’on s’était trompé. Parmi les objets découverts dans la meme maison, il y a deux vases de cuivre, dont l’iin est un trépied de très-grande dimension.

Je trouve maintenant ici dans l’acropole de nombreux fragments de poterie façonnée à la main; mais ils ne sont pas disposés par couches distinctes, comme à Tirynthe. Il est évident que la couche de poterie préhistorique façonnée à la main (car il devait nécessairement y en avoir une) a été dérangée, ce qui a dû probablement

Fig. 213 g, b. — Type très-fre'quent de poterie mycénienne peinte, à la moitié de la grandeur réelle.

avoir lieu quand on a bfiti le gros mur qui soutient la double clôture parallèle de l’agora, dans la partie basse de la citadelle, parce que ce mur est, dans tous les cas, postérieur à la poterie façonnée à la main. Les fragments de cette poterie sont ordinairement décorés de bandes horizontales ou de spirales tracées en noir sur un fond vert clair; mais je rencontre aussi des fragments de vases monochromes d’un noir brillant.

J’ai expliqué plus haut que le nom de murs cyclopécns est fondé sur une erreur, puisqu’il vient de la légende fabuleuse qui fait des Gyclopes des architectes distingués; mais, comme cette appellation a passé dans l’usage, on ne peut plus éviter de l’employer pour désigner les différentes espèces de murs bâtis de gros blocs, dont j’ai indiqué les caractères. Mais à Tirynthe comme ici à Mycènes, où je suis entouré des plus grandes murailles cyclopéennes qui soient au monde, je suis obligé, pour éviler Tenq^loi des périphi'ases et les malentendus, de me servii- du mol ojcloptk^u, meme pour désigner les moindres murs de maison et les moindi'es

POTEUÏE MYCÉNIENNE.

conduites d’eau où a été employé le même appareil de construction . Mais il est bien évident que je ne penserais même pas à me servir de cette expression, si je trouvais ces constructions dans des endroits où il n’y aurait pas déjà de grandes murailles de cette espèce, car le mot cyclopécn ne peut être appliqué proprement qu’à ce qui est gigantesque.

Le dessin des deux fragments ci-dessus (fig.2l3, ah)^ qui représente évidemment un coquillage, de l’espèce du sourdon, est eelui qui se rencontre le plus fréquemment à Mycènes; cependant on ne le trouve ni dans les cinq tombes royales, ni dans le dromos qui est devant le trésor. De cette circonstance, je conclus qu’il ne se répandit à Mycènes qu’après l’époque où les tombes furent construites et après celle où le dromos du trésor se trouva enfoui sous les décombres. La poterie décorée de ce dessin présente presque toujours un fond jaune clair, rarement un fond rouge clair; quant au dessin lui-même, il est toujours noir ou rouge foncé. C’est un fait digne de remarque, que ce dessin, qu’on n’a jamais encore rencontré ailleurs, se voit, présentant exactement la même forme, sur presque toutes les coupes et sur plusieurs vases de terre cuite tirés du tombeau d’Ialysos et conservés aujourd’hui au Musée Britannique. Eu même temps je rappelle au lecteur que ces coupes d’Ialysos ont exactement la même forme que toutes les coupes de terre cuite de Mycènes, et que cette forme ne s’est encore rencontrée nulle part ailleurs que dans la première et la plus ancienne des quatre cités préhistoriques d’Hissarlik. Mais j’insisterai encore tout particulièrement sur ce fait que ce dessin n’apparaît jamais sur les coupes mycéniennes, et qu’à Mycènes on ne le voit que sur les vases.

Fir., 21 i. — Autres fragments du vase de la figure 213 (à 5 met.). Au si.xième do la grandeur réelle.

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