ASCENSION AU MONT EÜIIO^.A
ce repas, servi sous le dôme de ce mystérieux édiüce souterrain, qui a presque quarante siècles d’existence. L’empereur examina ensuite avec le plus profond intérêt, au village de Gliarvati, la nombreuse collection des antiquités préhistoriques de Mycènes, formée du résultat de mes fouilles ; il admira particulièrement l’énorme masse des idoles de Ilèra de différents types, les intailles, la merveilleuse poterie mycénienne et les sculptures archaïques. Il examina ensuite avec attention, à Gharvati même et autour duAullage, les carrières d’où sont sorties toutes les pierres destinées à construire les murs cyclopéens, les trésors et autres édifices, et il partit ensuite pour Argos et Nauplie. Sa Majesté nous fit le lendemain une seconde visite pour revoir le musée mycénien et les fouilles ; elle repartit ensuite pour Athènes, en passant parGorinthe et Galamaki G
Après le départ de Sa Majesté, M'”'" Schliemann et moi nous limes, non sans éprouver les plus grandes difficultés, l’ascension du pic nord du mont Euhœa, qui est très-escarpé et haut de 2500 pieds (750 mètres). Le mont Euhœa, qui s’appelle maintenant Hagios Elias (Saint-Élie), est situé immédiatement au nord de l’acropole, et il est couronné par une chapelle ouverte dédiée au prophète Élie (pl. II). Le sommet forme un très-petit triangle, dont le côté est a 35 pieds ( I0‘",50) , et les deux autres, qui vont se rencontrer juste à l’ouest, chacun 100 pieds, Ge triangle est hérissé de rochers raboteux et pointus, entre lesquels on a de la peine même a se mouvoir; aussi est-il évident qu’il n’a jamais pu être habité par des hommes, d’autant plus qu’il n’y a pas d’eau. Le seul endroit uni et nivelé de ce sommet est h l’angle sud-est; il n’a que 10 pieds (3 mètres) de large sur 23 pieds (6"', 90) de long; il est occnpé par la petite chapelle dédiée au prophète Ëlie. Quoique les dimensions en soient si restreintes, le sommet est entouré de murailles cyclo-
1. Le 22 jaiii 1877, j’ai eu de nouveau l’honneur de recevoir, dans mon domicile, n° 15, Iveppel- Streel, à Londres, la visite de S. M. don Pedro U, empereur du Brésil, qui examina pendant deux heures avec le plus profond intérêt mon album de photographies des trésors mycéniens et des autres antiquités découvertes dans la capitale des Atrides, en me félicitant à plusieurs reprises sur le résultat de mes fouilles.
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