SANCTUAIRE ÜU DIEU-SOLEIL
voisins ont l’habitude de s’y rendre en pèlerinage par bandes nombreuses, sous la conduite des prêtres, pour prier le prophète Élie de faire tomber la pluie. Il paraît vraisemblable que l’emplacement même de la petite chapelle du prophète Élie était occupé autrefois par un sanctuaire du dieu-Soleil, qui était l’objet d’un culte célèbre en cet endroit et qui aurait fait place à Élie, sans qu’il y eût presque rien de changé, soit dans l’orthographe, soit dans la prononciation des deux noms propres, le dieu-Soleil ayant été dans l’origine appelé 'HsXîog, qui se prononce C’est une étonnante coïncidence, car, bien qu’Élie, qui monta au ciel dans un char enflammé (char de flammes), ne puisse avoir été autre chose qu’un dieu-Soleil, son nom est pourtant exclusivement hébreu ou ce qui signifie celui
auquel Jéhovah est Dieu). Il ne peut avoir aucune affinité avec le nom homérique du dieu-Soleil , ’HsXjoç , qui est probablement dérivé lui-même du nom primitif de l’époux de la Lune (peut-être idptoç), et est, dans tous les cas, exclusivement grec.
A une demi-heure de marche de la porte des Lions environ, dans la direction de l’ouest, et tout près du village de Phichtia, sont les ruines d’un petit édifice cyclopéen, du même style d’architecture que les murs à droite et à gauche de cette porte, ef probablement de la même époque. Cet édifice aussi semble avoir été un temple. Nous voyons également, à une heure de distance de la porte des Lions, dans la direction du nord-ouest, dans une vallée retirée, au bord d’un ravin profond, les ruines bien conservées d’une tour cyclopéenne quadrangulaire , dont chacun des côtés a 40 pieds (12 mètres) de longueur. La hauteur des murs varie entre 10 et 11 pieds (3 mètres à 3'",30). A l’angle sud-ouest s’ouvre la porte, qui donne accès à un petit corridor et à deux chambres. Sur le mur extérieur, on voit deux gouttières. L’architecture de cette tour est également semblable à celle de la muraille qui est à côté de la porte des Lions. Très-probablement les Mycéniens se servaient de cette tour pour dominer l’étroit passage que traverse la route d’Argos à Corinthe.
La planche VII donne l’état actuel des fouilles. On voit d’abord,