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Vasengemülde

MYf.ÈNES. 17

LE TROISIÈME TOMBEAU

trois ornements en forme de cœurs ; l’un de ces ornements est reproduit ici (iîg. 262). Gomme ils ne sont pas percés, on les collait évidemment sur la draperie. Quatre autres ornements (fig. 263) représentent des lions couchés ; ils sont percés sur le bord, preuve qu’on les cousait sur la draperie ou sur les vêtements. L’exécution laisse beaucoup à désirer; cependant le corps, et surtout la tête, indique une certaine observation de la

nature. On retrouve, dans la forme de la queue, la preuve de la passion de l’artiste mycénien pour les spirales.

J’ajouterai à la liste des objets trouvés sur les trois

Fig. 262, 263. — Ornements d’or. Cœur et Lion. -, . . , ,

Troisième tombeau. Grandeur réelle. COrpS du trOlSiomO tOmboaU

douze ornements en or; chacun de ces ornements se compose de deux cerfs couchés, avec de longues cornes à trois branches ; les cous de ces animaux s’entre-croisent ou s’appuient l’un contre l’autre, mais toujours de façon que les deux profds des têtes regardent dans des directions opposées, tandis que les cornes se touchent et que les branches forment, par leur disposition, comme une espèce de couronné. Les deux cerfs sont supportés par un palmier- datier à trois feuilles; la feuille du milieu monte tout droit, tandis que les deux autres s’étendent horizontalement sous les cerfs. Deux de ces ornements à deux cerfs étaient soudés ensemble, et, au bas, dans le creux qui les séparait, était enfoncée une grosse tige d’argent, à cannelures horizontales, qui représentait le tronc du palmier et qu’on fixait à l’aide d’un petit clou. On voit, au bas de la figure 264, le trou par où passait la cheville, et, dans la figure 265, une partie de la tige d’argent, avec ses cannelures horizontales, destinées sans doute à simuler les rugosités du tronc du palmier. Nous avons donc sous les yeux une belle broche, représentant de chaque côté deux cerfs couchés sur un palmier. Mais, comme cette broche était assez lourde, la tige d’argent était percée, comme nous le voyons au bas de la figure 265, afin qu’on pùt la fixer à l’aide

r.ROCHES DORÉES, AVEC DES CERFS. 259

d'un fil OU de toute autre attache. Deux de ces ornements avaient encore deux autres trous. En admettant qu’il faille deux de ces ornements pour faire une broche, il a été trouvé dans le troisième tombeau six broches représentant deux cerfs de chaque côté, par

Fig. 264, 265. — Onieiuents d’or. Troisième tombeau. Grandeur réelle.

conséquent vingt-quatre cerfs en tout ; — plus sept ornements d’or (fig. 266), représentant un palmier, dont les feuilles sont plus grandes; sur ces feuilles, deux lionceaux sont accroupis face à face; ils lèvent la tête, et leurs mufles se touchent; les queues des lionceaux forment des spirales semblables à celles que l’on voit sur les ornements qui portent deux cerfs. Les deux ornements décorés de lionceaux étaient également réunis, soit par une soudure, soit par de petits clous enfoncés dans les trous que nous présente chacun d’eux ; dans le creux du bas était fixée une tige d’argent ; de sorte que cet ornement, comme le précédent, servait de broche {nôprcn) ; — deux ornements d’or (fig. 267 et 268), en forme de femmes, qui représentent peut-être la déesse x\phroditè ; chaque femme a une colombe sur la tête. L’une

LE TROISIÈME TOMREAU.

(fig. 268) a, en outre, une colombe attachée à chaque bras. Le type des deux femmes est le meme; elles ont de grands yeux et un long nez pointu, qui chez l’une s’avance en droite ‘ligne à partir du front; toutes les deux portent un diadème. Chacune d’elles a un trou dans la joue gauche, la seule qui soit visible ; toutes les

Fig. :267, 268. — Ornements d’or. Femmes avec colombes. Troisième tombeau. Grandeur re'elle,

deux ont les mains posées sur la poitrine; ce geste doit être symbolique et signifier fécondité ou abondance. Je ferai observer aussi combien l’attitude de ces femmes rappelle celle des nombreuses terres-cuites de Chypre, qui représentent des idoles d’Aphroditè,

et aussi celle de la statue connue sous le nom de statue deNiohé, sur le rocher de Sipylos ; toutes portent leurs deux mains à leur sein. Les quatre colombes sont représentées au vol, les ailes déployées. La première femme (fig. 267) est percée Fig. 209. - oriicmcnt d’or Tiübième quatre trous, et SOU oiseRu de deux,

tombeau. Grandeur reelle. ^ ^ ^

qui servaient à coudre l’ornement sur des étoffes on des draperies. D’un autre côté, la femme aux trois colombes a été fixée évidemment à un objet autre qu’une étoffe à l’aide de deux petites épingles d’or, dont on voit encore les grosses tetes, l’une entre les genoux de la femme, et l’autre sur son ventre ; — plusieurs ornements en or, semblables à la figure 269; l’artiste a-t-il voulu représenter un cheval, un bippo-

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