DIADÈMES D’OR
que le précédent, mais avec moins de magnificence. Tous les deux ont leurs bords roulés autour d’un fil de laiton et sont sans
Fig. 283, 284. — Diadèmes d’or. Troisième tombeau. Au deux-neuvième environ de la grandeur réelle.
i bordure ; tous les deux se composent de deux moitiés qui semblent ' avoir été non pas soudées ensemble, mais tout simplement unies I par le fil qui forme l’armature. Comme ils ne portent pas de trous
LE TI’.OISIÈME TOMLEAL.
iUlx extrémités, ils ont dù être munis de minces fds de laiton ou d’or, maintenant brisés, qui servaient à les attacher autour de la tête. Ces deux diadèmes ont beaucoup souffert du feu du bûcher funéraire, qui les a noircis au point que les photographies ne sont pas très-bien réussies. Le diadème de la figure 284, quoique sans armature, n’a pas non plus de bordure ; il est aussi orné de cercles
Fig. 285. — C<roi.\ d'oi’. Troisième tombeau. Grandeur réelle.
semblables à desboiicliers en miniature et qui représentent de belles Heurs. On voit à chaque extrémité un ornement en forme d’étoile, et des deux côtés, le long des bords, des petites bosses en forme de boucliers, entre les cercles. A l’extrémité de droite tient encore un morceau du fil d’or qui servait à attacher le diadème autour de la tête. Sur ces six diadèmes, on reconnaît les tines cendres noires du bûcher funéraire adhérant encore à la surface de l’or. Je ferai observer ici que nous trouvons des boucliers ronds avec une ornementation de croissants et d’étoiles sur les monnaies macédoniennes ; mais ces monnaies ne peuvent avoir naturellement aucun rapport avec les diadèmes mycéniens, qui les ont précédées proba-