PORTRAITS-MASQUES EN OR
comme dans raiitre masque; la bouche est petite et les lèvres épaisses; les yeux sont fermés; les cils, ainsi que les sourcils qui se rejoigueiit, sont assez bien représentés.
Un ti*oisième masque, formé d’une plaque d’or beaucoup plus
Fig. 332. — Masque d’or. Quatrième loinbeaii. Au Irois-luiitièmc environ de la grandeur réelle.
épaisse, a été trouvé couvrant le visage d’un des trois corps qui reposent avec la tête à l’est.
Ce masque, dont je donne la gravure (fig. présente, à sou tour, une physionomie complètement différente des deux autres; les rides qui sont au-dessus de la bouche, à droite et à gauche.
LE QUATRIÈME TOMBEAU
l’expression de la bouche, qui est très-grande avec des lèvres très-minces, ne nous permettent pas de douter que nous n’ayons sous les yeux le portrait d’un homme plus avancé en âge. Le front est très-développé, et les yeux très-grands; ils sont ouverts, et l’on n’y voit ni cils ni sourcils ; le nez a été déprimé par les pierres, et n’a plus de forme. Dans ce masque est conservée une partie du crâne de l’homme dont il couvrait la figure.
Les physionomies représentées par ces trois masques diffèrent tellement l’une de l’autre, elles sont en même temps si complètement différentes du type idéal des statues de dieux et de héros, qu’on peut affirmer, sans l’ombre d’un doute, que chacun des masques représente le portrait du mort dont il couvrait la figure. S’il en était autrement, tous les masques auraient représenté le même type idéal.
Un quatrième masque d’or massif a été trouvé à la tête d’un autre des trois corps qui avaient la tête tournée vers l’est. Cet objet était plié en deux et ressemblait si peu à un masque, que je l’ai pris tout d’abord pour un casque. C’est comme casque que je' l’ai décrit dans une lettre publiée par le Times le 27 décembre dernier. Mais, après l’avoir déplié, je m’aperçois qu’il n’a rien de la forme d’nne coiffure et qu’on n’a pu avoir d’autre dessein que d’en faire nn masque pour couvrir la face du mort ; il est probable qu’il avait été dérangé par hasard pendant la crémation. A première vue, la gravure (fig. 326) donne plutôt l’idée d’une blouse que de tout autre objet; mais, en y regardant de plus près, on découvre qu’il représente une tête de lion, dont on distingue nettement les oreilles et les yeux. Comme il est en or pur, il est si peu résistant, qu’il s’en est détaché plusieurs morceaux, par exemple un morceau du sommet de la tête, un autre du nez, un troisième des mâchoires, et un quatrième de la crinière, â la gauche du spectateur. Mais ces morceaux ont été recueillis et pourraient être facilement remis en place par un habile orfèvre. Néanmoins , malgré tout ce qui lui manque, en l’état où il est maintenant, on distingue nettement le nez du lion et son énorme mâchoire supérieure. A la droite du spectateur, on voit dans le boi'd deux petits