Voyez V Iliade, Vil
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■/âXxeov, ETixaêosiov, o ol v.à[iz xeu'/wv,
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Voyez aussi XI, 485; XVII, 128.
IIUACELET D’OR MASSIF.
comme nous en trouvons tant ici, soit en albâtre, soit en bois. La pose du vainqueur est d’un naturel parfait. Il a porté le pied ganclie en avant, et s’appuie de tout le poids de son corps sur la jambe gauche pour asséner un coup plus terrible. Au-dessus des quatre guerriers, il y a un ornement que M. Newton considère, peut-être avec raison, comme une grossière représentation de montagnes. Je dois ajouter ici que les deux bagues à cachet sont très-petites, et il n’y a que des femmes qui aient pu les porter au doigt.
Au moment où je découvris ces merveilleux cachets, je m’écriai involontairement : « L’auteur de V Iliade et àeV Odyssée doit néces-
Fig. 336, — Bracelet d’or. Quatrième tombeau. Grandeur re'elle.
capable de produire de pareilles œuvres. Un poète qui avait continuellement sous les yeux des objets d’art semblables à ceux-ci a seul pu composer ces poèmes divins. » M. Glâdstone a déjà prouvé jusqu’à l’évidence, dans son célèbre ouvrage intitulé Synchronisme homérique y qu’Homère était *un Achéen, et constamment je découvre dans les profondeurs des tombeaux mycéniens des milliers de preuves nouvelles qui démontrent la parfaite vérité de son assertion.
C’est aussi un objet d’un haut intérêt que le lourd bracelet en or massif représenté par la figure 336. Il forme un remarquable contraste avec les deux bagues à cachet ; en elïetj il est de dimensions si énormes, qu’il s’adapterait à la cuisse d’un homme ordinaire. Il
LE QUATRIÈME TOMBEAU
a une ornementation de traits verticaux entre deux marges formées par deux bandes circulaires ; il est décoré en outre d’une belle fleur d’or qui n’est pas soudée directement sur le bracelet : elle est fixée à l’aide d’un clou d’argent sur une plaque du même métal, et c’est cette plaque qui est soudée sur le bracelet. La plaque d’argent, dont une partie a été brisée tout autour, semble avoir représenté quatre fleurs; il y a des signes qui prouvent qu’elle a été plaquée de cuivre ; ce cuivre, à son tour, devait sans aucun doute avoir été plaqué d’or. En efïet,commeje l’ai déjà fait remarquer, les orfèvres mycéniens ne connaissaient pas l’art de plaquer l’or sur l’argent.
Les deux corps dont la tête est tournée vers l’est et la figure recouverte démasqués d’or avaient aussi de grands plastrons d’or sur la poitrine. L’un de ces plastrons est en or massif, mais sans aucun ornement ; l’autre est fait d’une plaque d’or beaucoup plus mince ; il est décoré au repoussé de deux bordures de petits cercles ; entre ces bordures, il y a cinq rangées d’ornements en forme de boucliers formés de cercles concentriques. Ce dernier plastron porte un trou à chaque extrémité pour l’attacher au corps. Près de la tête d’un autre squelette, j’ai trouvé la belle couronne d’or ((7r£p.p,a, fig. 837) ; j’avertis le lecteur qu’elle est représentée ici à l’envers ; en effet, du côté qui se trouve être en dessous dans la gravure, étaient attachées avec de très-petits clous, dont six sont encore visibles, une certaine quantité de feuilles dont il reste quelques-unes ; si donc cette couronne avait été fixée autour de la tête dans le sens où elle est représentée ici, les feuilles seraient retombées sur les yeux, ce qui n’a jamais pu avoir lieuL Ainsi, les feuilles étaient attachées à la partie supérieure de cette couronne ; elle avait à la partie inférieure une petite bordure formée de petits traits obliques ; l’espace intermédiaire était rempli, au milieu, de trois rosaces séparées par des rangées verticales de très-petits cercles en forme de boucliers, aux deux extrémités, de cercles semblables entremêlés de cercles plus grands.
1. Cette explication était nécessaire, à cause de la position dans laquelle cette couronne a été photographiée. Pour la remettre dans le vrai sens, il faudrait changer complètement la distribution des ombres et des lumières; ce travail a été fait par notre artiste à propos de la figure 281 à cause de l’importance de cet objet.