‹ MycènesChapitre 162 sur 254 · Iliade, XI · texte numérisé non relu

Iliade, XI

nàp ôà ôéuaç TispixaXXà?, o oî/oôsv f,Y’ 6 yipuioi, yp'jo-etoi; Y]Xoi(Ji TieTuappLSVov ' ouata ô’ aùtoO Técro-ap’ scrav, ôoia\ os TrsXecaôî; àp-çt; l'aao-Tov •/P'J(7£tai V£p,£0ovtO ' ÔUW 3’ UTTO 7lu6p,£V£; f,(7aV.

a Elle y mit ensuite une coupe magnifique que le vieillard apporta de son pays ; parsemée de clous d’or, elle avait quatre anses ; sur chacune des anses becquetaient deux colombes d'or ; la coupe avait deux fonds. »

LE OUATIUÈME TOMBEAU.

tous les dsTTa homériques) , est complètement erronée.

Une coupe de cette forme n’aurait qu’un seul fond commun aux deux récipients et ne remplirait pas par conséquent les conditions de la description homérique. De plus, comme dans une double coupe de cette espèce on ne pourrait jamais, dans tous les cas, remplir qu’un des récipients à la fois, ces deux récipients opposés par le fond et ayant leurs orifices dans des directions opposées n’auraient aucune raison d’être. D’ailleurs toutes les fois qu’une coupe de vin est présentée par un personnage à un autre, Homère donne clairement à entendre que c’est un ^sTzaç a/j.^ixoTïsXlov , c’est-à-dire que cette coupe a deux anses, et que celui qui l’offre la présente par une anse, tandis que celui qui la reçoit la prend par l’autre. Je ferai observer de plus qu’on n’a encore jamais trouvé de coupe à deux récipients opposés, tandis que j’ai trouvé à Troie vingt modèles différents de coupes à deux anses, et à Mycènes également une grande quantité de coupes à deux anses, qui ne peuvent être autre chose que des aixfixvnsXXa.

Athénée^ accorde une grande importance à l’explication de la coupe de Nestor telle qu’elle est présentée par un certain Apelles. Cet Apelles soutenait que ce n’était pas autre chose qu’une coupe avec un pied, des deux côtés duquel étaient soudées deux bandes (de métal) qui avaient une base commune et montaient verticalement à peu de distance l’une de l’autre. Ces deux bandes s’élevaient jusqu’au-dessus de l’orifice de la coupe ; là, elles se repliaient et se rejoignaient de façon à ne former plus qu’une seule bande, qui était soudée au bord. Apelles soutenait que, par les quatre anses de la coupe de Nestor, Homère ne pouvait pas vouloir désigner autre chose que ces anses. En effet, si à proprement parler il n’y en avait que deux, et si pourtant Homère disait qu’il y en avait quatre, c’était tout simplement parce que chacune d’entre elles se divisait en deux parties. Ainsi, comme il n’y avait que deux colombes au point où se réunissaient les deux bandes de métal, la coupe de Nestor n’avait en tout que quatre colombes.

Page 1