LE QUATRIÈME TOMBEAU
comiEuiie à Troie ; mais les vases de cette espèce sont souvent posés sur trois petits pieds*.
Les deux objets représentés par les figures 350 et 351 sont, d’après l’opinion de M. Newton, en porcelaine égyptienne ; j’ignore absolument à quoi ils pouvaient servir. Le plus petit de ces objets a une ornementation composée de lignes parallèles blanches et noires;
Fig. 350 et 351. — Objets de porcelaine égyptienne. Usage inconnu.
Quatrième tombeau. Au deux-cinquième de la grandeur réelle.
l’autre, sur un fond vert, présente des bandes parallèles formées de quatre lignes blanches, qui s’entre-croisent de façon h former un grand nombre de petits carrés. La partie inférieure de la figure 351 a une ornementation imprimée représentant des glands peints en noir; on voit à chacun de ces glands un nœud coulant parfaitement semblable pour la forme à la figure 352, également en porcelaine égyptienne. La figure 352, représente un de ces ornements qui,
I. Voyez VAtlas des Antiquités troyennes ,])\. i9,üg. 1200et 1202 ; pl. 50, fig. 12U; pl. 14-3, fig. 2831.
OlUETS EX POnCELÂlNE ÉGYPTIEXXE. 323
comme le prouvent les trois trous dont ils sont percés, oui été cloués sur quelque autre objet. Ces espèces d’écharpes ont aussi, sur un fond vert clair, une oruemeulatiou, aujourd’hui j)resque ellacée, qui consiste eu bandes parallèles formées de deux ligues blanches qui se croisent à angle droit et forment de [)etits carrés.
Fig. 352. — Modèle en porcelaine égyptienne d’une sorte d’écliarpe nouée avec un nœud coulant.
Quatrième tombeau. Au deux tiers environ de la grandeur réelle.
Dans chacun de ces deux objets, celui des deux bonis de l’écharpe qui recouvre l’autre porte à son extrémité inférieure des glands d’un relief peu accentué peints en noir. Ces deux écharpes ne peuvent pas être autre chose que des ornements; mais la question est de savoir à quel genre de décoration ils ont pu servir.
Mycènes doit avoir eu des relations de commerce suivies avec l’Égypte, d’autant plus que, selon Pausanias (lY, xxxv, Nauplia était une colonie égyptienne.
M. Hubert, professeur au gymnase de Posen gPrusseY m'écrit à
LE OUATRIÈME TOMBEAU.
ce sujet : (c Je lis dans la Revue allemande^ éditée par R. Fleischer (Berlin, chez Jaake, année, livraison du 7 avril 1878, p. 42), à la lin d’une dissertation sur les mystères des anciens Égyptiens par Brugsch-Bey : <( Les Égyptiens initiés (aux mystères) avaient )) aussi riiabitude de porter un contre-signe qui consistait en un )) ruban ajusté en forme de nœud coulant (comme la gravure ci- )) jointe le représente ). Quand on visite les musées égyptiens, on » remarque qu’une grande quantité de statues )) représentant des rois , des prêtres ou d’autres [01 )) grands personnages, portent ce ruban mysté-
rienx à la main pour faire connaître par ce signe » extérieur qu’ils sont initiés aux jnystères. » L’idée HJ me vint tout de suite que j’avais vu depuis peu un
Fiü. 35“2 a. rnban semblable ailleurs, et mes recherches ont confirmé ma supposition. C’est dans votre ouvrage, Mueènes 351 et 352, Objets de porcelaine égyptienne). Dans votre gravure, il est vrai, le nœud coulant supérieur est plus recourbé, tandis qu’il est représenté tout droit dans l’hiéroglyphe; la forme des deux objets paraît néanmoins présenter une grande analogie. Les trois trous de la figure 352 pouiTaient avoir servi justement à lixer avec des clous le nœud à la main d’une statue ; mais aucune main n’a été trouvée dans ce quatrième tombeau.
11 me paraît douteux, mais non impossible, qu’on puisse établir un lien entre ces nœuds et l’objet d’albâtre de la figure 325, représentant deux mains juxtaposées, qui proviennent du troisième tombeau, et qui laissent un creux entre elles. Cependant ce creux pourrait avoir contenu deux nœuds coulants d’albâtre, il serait donc inq)ortant de constater s’il y a des traces de clous.
» Vous, dans votre livre, et M. Gladstone, dans sa préface, vous démontrez en maints endroits que vos découvertes établissent l’existence de nombreuses relations entre Mycènes et l’Égypte. Vous auriez établi un point capital si vous pouviez démontrer que vos nœuds coulants d’albâtre sont réellement des contre-signes mystiques des Égyptiens. »
Le llacon d’argent, ou anwlihoè (fig. 353), qui a une longue anse