FLACON A VIN EN ARGENT
verticale, est d’une forme élégante, mais il n’a pas d’ornements, du moins on n’en aperçoit pas ; cependant il est possible qu’il y ait une décoration au repoussé sous la cendre qui s’est incrustée à la surface du vase. Il a été trouvé encore trois baudriers d’or (rsXapiôovsç) ; je représente ici un de ces baudriers. Des deux autres, le premier est une bande large, mais mince, sans ornements, et il
Ffg. 353. — Flacon à vin en arc:ent (oCvoyôr,) Quatrième tombeau. A la moitié environ de la prrandeur réelle.
semble avoir été fait exprès pour les funérailles, car il n'esl pas assez solide poin* avoir servi a des hommes vivants ; il a d pieds J (1"',35) de long sur une largeur qui vaiie de ^2 ponces (O'Mlo) à 2 pouces I (0'”,05 ^).
Le baudrier d’or représenté ici par la ligure 351^ est beaucouj) plus épais et plus solide ; il a 4 pieds I pouce 1 (1"\^23?) de long sur 1 pouce I (0"’,04 bJ) de large. Il porte des deux cotés une petite bordure formée par nu pli de la [)laqne d’or; il est orné d’une
LE QUATRIÈME TOMBEAU
rangée non interrompue de rosaces. A rime des extrémités, il y a deux ouvertures en forme de trous de serrure ; ces ouvertures servaient à agrafer le fermoir qui était attaché à l’autre extrémité, comme le prouve la présence de deux petites entailles et d’un petit trou. Le troisième baudrier d’or offre exactement le même type et la même ornementation ; on y voit les mêmes ouvertures en forme de trous de serrure à une extrémité, et à l’autre les entailles qui servaient à fixer le fermoir. Seulement, ce baudrier
FiCr, 351. — Modèle d’un baudrier d’or {ukrj.nM'/) . Quatrième tombeau. Au trois-seizième environ
de la grandeur réelle.
a beaucoup souffert du feu, ce qui fait que l’ornementation en est moins distincte. Il a été trouvé dans le même tombeau quatorze objets en cristal de roche très-pur, dont l’usage est inconnu, et un disque de porcelaine égyptienne de peu d’épaisseur sur lequel on voit une fleur peinte.
A gauche de la tête d’un des trois corps qui reposaient la tête tournée vers l’est, celui du milieu, j’ai trouvé en un monceau plus de quatre cents perles d’ambre, grosses et petites. Je représente sept de ces perles (fig. 355). J’ai recueilli à peu près le même nombre de perles d’ambre près de l’un des corps dont la tête était tournée vers le nord. Toutes ces perles, évidemment, avaient été