VASES EN CUIVRE
celle de la figure 436; mais ou n’en peut voir que la partie supérieure, parce que le reste du vase disparaît dans un vase plus grand et y adhère fortement ; il est probable que c’est le feu du bûcher funéraire qui a ainsi soudé ces deux vases. Il a été trouvé sept autres vases semblables à celui où l’autre est enfoncé; ils ont
Fig. 437. — Deux grands vases de cuivre soudes euseiuble. Quatrième tombeau.
Au huitième environ de la grandeur réelle.
deux anses verticales attachées au bord par quatre gros clous à grande tête plate.
La figure 438 représente un vase large et profond, à trois anses verticales, assujetties au bord comme les précédentes au moyen de gros clous ; parmi les vases recueillis, il y en a quatre de ce modèle, outre deux spécimens de la même forme, mais qui n’ont que deux anses. La figure 439 représente un grand vase à deux anses verticales. Il en a été trouvé huit ou neuf de la même forme.
Voici d’autres types dont les dessins ne sont pas reproduits ici : d’abord une bassine ou casserole profonde, avec une seule anse en
LE QUATRIÈME TOMBEAU
forme de douille où s'enfonçait un manche de bois ; ce vase a 2 pieds (0'“h60) de diamètre ; — une grande chaudière à trois
Fig, 438. — Grand vase de enivre à trois anses, enalricmo toinboan. Au iuiilièmo do la grandeur réelle,
anses verticales, de 2 pieds 6 pouces (0"h75) de diamètre ; les trous dont le bord du fond est percé prouvent que le fond a été adapté à
Fig. 439, — Grand vase de cuivre à doux anses. Quatrième tombeau. Au^quart de la grandeur réelle#
l’aide de clous. Ce vase est tellement grand, qu’il ne peut avoir servi qu’à faire chauffer de l’eau pour le bain ; on devrait donc l’appeler Xsê'/jç loBTpGxoog; seulement, le poète donne toujours trois pieds à
TIlÉPIEnS HOMÉRIQUES.
ces vases, quand il a occasion d’en parlée, et les appelle en conséquence zpŒovq lozTpG)(^ooçK II y avait aussi un élégant bassin de cuivre de forme ovale : il avait probablement deux anses aux deux endroits où le bord est brisé. On n’a trouvé qu’un seul exemplaire de chacun de ces trois derniers types.
Sur la plupart de ces vaisseaux de cuivre, chaudrons, bassins ou cruches, il y a des marques qui prouvent jusqu’à l’évidence qu’ils ont fait nn long service sur la flamme du foyer ; quelques-uns ont l’air de n’avoir jamais servi.
L’habitude de déposer dans les tombeaux une quantité de chaudrons ou de grands vases de cuivre remonte à une antiquité reculée. Le musée du Warwakéion à Athènes possède sept urnes funéraires en cuivre, avec des couvercles qui tournent sur des charnières, et qui contenaient les cendres des morts. Pour qu’on ait trouvé si peu de ces urnes, il faut que les vases de cuivre aient été bien peu employés en Grèce pour cet usage; mais un fait sans précédent dans l’histoire des tombes grecques, c’est qu’on y ait déposé un surcroît de chaudrons de cuivre, simplement pour honorer les morts. Telle était pourtant la coutume dans l’antiquité lapins reculée, comme le prouvent les tombeaux deMycènes, le tombeau de Gorneto et le tombeau nouvellement découvert de Palestrina, dont j’aurai occasion de parler plus loin. Des vases de cuivre, déposés comme ornements dans les tombes, ont été trouvés dans le cimetière de Hallstatt, en Autriche^, qui appartient cependant à une époque beaucoup plus récente que les tombes de Mycènes.
Le trépied de la ligure 440 est un objet du plus haut intérêt. Il a trois anses, deux horizontales et une verticale, et une sorte de bec qui est à la droite du spectateur. Le trépied joue un grand rôle dans les temps homériques. Dans VOiiijssée^ et dans ïl/i(((Ir '% c’est un présent d’honneur. Dans V Iliade''^, on le donne comme prix dans