‹ MycènesChapitre 213 sur 254 · Choëphores · texte numérisé non relu

Choëphores

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(UHiirME 1)’E.\SEVELIU AVEC DES TRESOHS.

Tusage, dans une antiquité reculée, d’enterrer les rois avec leurs trésors. Nous voyons, par exemple, dans Diodore de Sicile \ que Sardanapale, dernier roi d’Assyrie, fit élever dans une de scs cours un immense bûcher, sur lequel il se brûla lui-méme, avec tousses trésors, ses ornements royaux, scs femmes et ses eunuques.

D’un autre côté, nous lisons dans Hérodote - : « Cette même reine, Nitocris, imagina la tromperie que voici. Au-dessus de la porte la plus fréquentée de la ville (Babylone), elle se fit construire un tombeau, qui faisait saillie sur la partie supérieure de la porte. Sur ce tombeau elle fit graver l’inscription suivante : ce Parmi les rois de )) Babylone, mes successeurs, celui qui se trouvera dans un pres- » sant besoin d’argent n’aura qu’à ouvrir le tombeau et pourra y » prendre autant d’argent qu’il voudra; mais qu’il ne l’ouvre pa^^ )) sans avoir réellement besoin d’argent : autrement il ne s’en » trouvera pas bien. )> Le tombeau resta intact jusqu’au règne de Darius. Mais ce prince était irrité de ne pouvoir jamais passer sous cette porte et de ne pouvoir mettre la main sur les trésors qui étaient dans le tombeau et qui semblaient cependant l’inviter à les prendre. S’il ne pouvait passer sous cette porte, c’est qu’en la franchissant il aurait eu un corps mort au-dessus de la tête. Or, s’étant décidé à ouvrir ce tombeau, il n’y trouva point de trésors, mais seulement le corps de la reine et l’inscription suivante : c( Si tu n’étais pas insatiable et avide de trésors, tu n’aurais pas )) ouvert les tombeaux des morts. ))

Ce récit d’Hérodote prouve deux choses : la première, c’est que l’usage, à Babylone, était d’enterrer les morts de race royale avec leurs trésors; la seconde, c’est qu’une crainte religieuse empêchait de piller les tombeaux.

Nous lisons encore dans Diodore^ : (( Lorsque Pyrrhus eut pillé Ægéæ, qui était la résidence des rois macédoniens, il y laissa les Galates. Ayant ouï dire que, d’après une ancienne coutume, on enterrait avec les morts des trésors considérables dans les tombeaux

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