‹ MycènesChapitre 229 sur 254 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Je ne veux pas terminer sans citer les noms de mes honorables amis, xMM. les professeurs Euthymios Kastorkhès, Stôphanos Konmanoudes, et Kokkidès, d’Athènes, et sans les remercier publiquement des bontés qu’ils ont eues pour moi pendant les fouilles si laborieuses que j’ai faites à Mycènes.

C’est aussi pour moi un devoir agréable de remercier jiubliquenient mon excellent ingénieur, le lieutenant Vasilios Drosinos, pour sa sagacité, pour le soin scrupuleux et l’attention qu’il a apportés à dresser mes plans de Mycènes et pour le grand service qn’il a rendu à l’archéologie, en indiquant avec tant d’empressement à l’employé du gouvernement grec le tombeau qu’il avait découvert au milieu de mes fouilles, et dont le contenu, grâce à lui, a pu être conservé pour la science.

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APPENDICE

M. P. Eustratiadès, directeur des antiquités d’Athènes, ayant eu l’obligeance de me donner quelques échantillons des métaux de Mycènes, je ne crus pouvoir mieux faire que de prier le docteur Percy, de Londres, si connu comme chimiste et comme métallurgiste, de vouloir bien en faire l’analyse. Je ne lui témoignerai jamais assez combien je lui suis reconnaissant de l’inappréciable rapport qu’il a bien voulu rédiger à ce sujet. J’appellerai particulièrement l’attention du lecteur sur les faits suivants prouvés par l’analyse : on faisait grand usage à Mycènes du métal qui est probablement l’or natif ; on y employait cet alliage (For et (Vargent où l’argent entre dans des proportions considérables, et qui devient le fameux électrum, quand on y augmente les proportions de l’argent (j’ai trouvé plusieurs coupes LVêlectruni dans les ruines de la Troie préhistorique); enfin l’analyse a jeté nue lumière nouvelle sur la question du homérique, si amplement discutée par M. Gladstone, en prouvant que le cuivre et le bronze étaient simultanément en usage dans les temps héroïques de Mycènes, mais que le bronze servait pour fabriipier les armes et certains vases, tandis que les ustensiles domestiques, par exemple les chaudrons, étaient en cuivre. Ainsi le métal d’une épée provenant des tombes royales contient un peu plus de 80 pour 100 de cuivre et plus de lo pour lOtt d'élaiu ; celui d’une anse de vase contient presque 90 pour 100 de cuivre, et plus de 10 pour 100 d’étain; tandis que le métal d’un des chaudrons contient

APPENDICE

98, 47 pour 100 de cuivre, et quelques traces seulement d’étain. Je rappellerai au lecteur que, parmi les liacbes d’armes en bronze trouvées à Troie, l’une ne contenait que 4 pour 100 d’étain, la seconde 8 pour 100 et la troisième 9 pour 100 b

Dans la lettre suivante, qu’il m’a fait l’honneur de m’écrire, le docteur Percy indique la marche qui a été suivie pour faire cette analyse.

Cher docteur Schliemann,

Londres, 10 août 1877.

J’ai le plaisir de vous communiquer les résultats de l’analyse des divers échantillons de métal que vous m’aviez confiés à cet effet. 11 a fallu beaucoup de temps et beaucoup de soin pour parfaire ce travail; je vous serai très-obligé de vouloir bien faire savoir au public que, sauf dans deux cas, les recherches de l’analyse ont été complètement dirigées par mon savant aide, M. Puchard Smith, dans le laboratoire métallurgique de l’École royale des mines, à Londres. M. Smith, je puis vous endonner l’assurance, a montré, dans ce travail d’investigation, beaucoup de conscience et beaucoup d’ardeur; c’est donc à lui que l’honneur en doit revenir. Quelques-uns des résultats sont, je crois, à la fois nouveaux et importants pour la métallurgie aussi bien que pour l’archéologie.

Je suis toujours votre bien dévoué,

John Percy, m. d., f. r. s.

Professeur de inétallurgie à l’Ecoîc royale des mines de Londres, etc.

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