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Iliade, XVIII

4. Publiée par le D" G, Hirschfeld (Vasi arcaici Ateniesi, o^l ratio dagli Aiiiiali dclT Isliliilo di Corr. ArcheoL, 1872. lloma).

FOUILLES A TIRYNTHE

ancienne poterie de la Grèce. Mais j’espère prouver, dans les pages qui vont suivre, que c’est là une grande erreur et que ces vases doivent appartenir à une période plus récente.

De l’idole (fig. il) il ne reste que le cou et la tête, qui ressemble beaucoup à une tête de chouette.

Si l’on en excepte le plomb, le seul objet de métal trouvé à Tirynthe est une belle ligure d’homme en bronze, d’un travail archaïque. Elle porte le bonnet phrygien et semble dans l’attitude de brandir une lance (fig. 12). Néanmoins, on ne peut douter que le cuivre ou le bronze, sinon le 1er, n’aient été d’un usage trèsrépandu à Tirynthe, puisque je n’y ai pas trouvé un seul ustensile de pierre.

De rares tessons du moyen âge jonchent la surface de la citadelle. Ces débris remontent probablement à l’époque de la domination franque; cette période semble, en effet, indiquée par les aires de terre battue et de chaux d’une villa et de ses dépendances. Ces tessons, aussi bien que des vases entiers de même fabrication, se trouvent quelquefois jusqu’à 3 pieds (0"',90) de profondeur; mais immédiatement au-dessous viennent Fig. 12. - l ionne de bronze, des tessoiis arcliaïques, qui d’ordinaire se

Tirynllie (à 3 iiièt.). Grandeur

réelle. reiicoiitrent a quelques pouces au-dessous de

la surface; il est donc évident que remplacement de la citadelle de Tirynthe n’a jamais été habité depuis la prise de la ville par les Argiens (468 av. J.-C.) jusqu’à l’an 1200 environ après Jésns-Christ.

^lais, dans les quatre puits que j’ai fait creuser en dehors de la citadelle, je n’ai rien trouvé que des débris helléniques de vaisselle domestique; à en juger par les tessons, j’incline à faire remonter cette vaisselle aux deuxième, troisième et quatrième siècles avant Jésus-Christ. Ce qui me confirme dans cette conjecture, c’est qn’on

POTEIUES ET MONNAIES TROUVÉES A TlRYNTllE.

a trouvé, il y a quelques années, au pied de la eitadelle, un véritable trésor de petites monnaies tirynthiennes en cuivre, qui sont évidemment de l’époque macédonienne. Ces médailles, qui sont d’un très-beau travail, portent d’un côté la tête d’Apollon avec un diadème, et, de l’autre, un palmier, avec l’exergue TIPÏN2. Ainsi, il est hors de doute que la plus ancienne cité de Tirynthe était renfermée dans le petit espace compris entre les murs de la citadelle, et qu’une nouvelle cité, portant le même nom, fut bâtie en dehors de la citadelle quelque temps après que les Argien§ s’en furent emparés, probablement au commencement du quatrième siècle avant Jésus-Christ. Cette cité nouvelle semble s’être étendue principalement à l’est et encore plus au nord de la citadelle ; car on y peut voir un certain nombre de murs de maisons, sur la route de Mycènes. Comme ou n’y trouve point de poteries d’une époque postérieure, j’en conclus que la nouvelle ville était déjà abandonnée avant l’époque de la domination romaine en Grèce. Elle paraît avoir été absolument insignifiante, car aucun auteur ancien n’en fait mention.

La poterie archaïque de Tirynthe est absolument de la même fabrication que celle de Mycènes, et elle est décorée de peintures qui représentent la même ornementation. Ce sont les mêmes trépieds, avec des trous dont le nombre varie de un à cinq à chaque pied ; les mêmes grands vases , avec des anses percées et des trous au rebord du fond, où l’on passait une ficelle pour les suspendre ; les mêmes petits vases, aux formes fantastiques, cruches, pots, plats et coupes. Tous faits au tour, généralement, sur un fond rouge clair, ils présentent l’ornementation la plus variée, peinte d’un rouge vif, et qui semble absolument inaltérable. Les milliers de tessons dont est jonché le sol de Mycènes n’ont rien perdu de la fraîcheur de leur coloris, et pourtant ils ont été exposés au soleil et à la pluie pendant plus de deux mille trois cents ans.

J’ai déterré à Tirynthe une grande quantité de fragments de coupes en terre cuite. Comme celles que j’ai trouvées à Mycènes, elles sont d’une argile blanche, sans aucune ornementation peinte G

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