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2 Voyez la grande planche II, et les plans B, C, D de l’acropole.
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SITUATION DE MYCÊNES.
L’acropole est entourée de murs cyclopéens, dont la hauteur varie de i3 h 35 pieds (3“h90 à i0'”,50), et qui ont en moyenne 16 pieds (4"h80) d’épaisseur. Ils existent encore dans tout le pourtour, mais il est évident qu’ils ont perdu beaucoup de leur élévation. Ils sont formés d’une belle brèche dure, qui abonde dans les montagnes voisines. Ils suivent les sinuosités du roc, et on y
Fig. 17. — Murs delà première pe'riode.
remarque trois modes de construction différents. La partie de beaucoup la plus considérable est d’une architecture exactement semblable à celle des murs de Tiryntbe, mais moins massive. Comme l’opinion générale est que ce mode de construction est le pins ancien, je l’ai désigné dans la figure 17 sous le nom de ce murs
Fig. 18. — Murs de la seconde période.
de la première période ». Dans la figure 18, j’ai reproduit un pan considérable du mur de l’ouest sous la désignation de ce murs de la deuxième période », parce que ce pan de muraille se compose de polygones ajustés avec un si grand art, qn’en dépit de la variété desjoints, cespolygonesformaient,pourainsi dire, une paroi de rocher parfaitement unie et lisse; or ce mode de construction, dont on peut voir de nombreux échantillons en beaucoup d’en-
droits de la Grèce et de l’Italie méridionale, est considéré universellement comme appartenant en général à une période plus récente que le premier. J’ai appelé (fig. 19) ce murs de la troisième période » les murs qui se trouvent à droite et à gauche de la grande porte; ils se composent de blocs à peu près quadrangulaires, disposés par assises horizontales ; mais les joints ne sont pas tout à fait verticaux et présentent des lignes plus ou moins obliques.
Si j’ai établi cette division en trois périodes, c’est uniquement pour montrer les différents modes de construction des murailles ; mais je n’ai nullement l’intention d’établir que l’un de ces modes
Fig. 19. — Murs de la troisième période.
de construction soit plus ancien que l’autre. Au contraire, après mûre réflexion, je ne puis penser qu’un des genres d’architecture soit plus ancien que l’autre; une fois les murs d’enceinte bâtis en énormes pierres brutes, il n’est guère possible que, dans la suite, on en eût détruit une partie pour la remplacer par des murs d’un autre type. Ou bien, à supposer qu’une partie des murs primitifs eût été rasée par l’ennemi, il n’y aurait pas eu de raison de ne pas les reconstruire dans le même style, car il était aussi solide que l’autre; il était, en outre, beaucoup plus commode etmoins coûteux. En effet, en détruisant les murs, l’ennemi n’aurait pas détruit les pierres, que l’on aurait eues toutes prêtes sous la main pour refaire le mur. On remarque aussi que les constructeurs primitifs avaient l’habitude de se préoccuper un peu plus de la symétrie et de la régularité dans les parties les plus monumentales de leur œuvre. En conséquence, et comme conclusion, les trois modes de construction ont existé simultanément à l’époque reculée oû furent