Cf. Eschyle, Suppl
TOl’OGllAPlllE UE MYCÈNES.
resse » ; en outre, dans le mythe de rancienne lune et déesse-vache pélasgiqne lo, qui, comme nous l’avons dit plus haut, était née du fleuve Inakhos, dans cette plaine même. Cet État pélasgiqne passe ensuite sous la domination des Pélopides, sous lesquels le pays se partage en deux États, et c’est ainsi que nous le trouvons encore dans V Iliade; la partie nord, avec Mycènes pour capitale, est sous la sceptre d’Agamemnon; la partie sud, dont la capitale est x\rgos, est sous la domination de Diomède, qui n’était d’ailleurs qu’un vassal du premier. Quoi qu’il en soit, à l’époque de l’invasion des Doriens dans le Péloponnèse, Argos était le plus puissant État de la péninsule ; aussi la tradition rapporte-t-elle que ce fut le lot de l’héraclide Téménos, fds aîné d’Aristomakhos.
Homère donne une description exacte de la situation de Mycènes \ (c dans renfoncement d’Argos où l’on élève des chevaux »; en effet, elle est dans l’angle nord de la plaine d’Argos, dans un enfoncement entre les deux pics majestueux du mont Eubœa, d’où elle commandait la partie supérieure de la grande plaine et ce passage resserré qui avait tant d’importance parce qu’il était traversé par les routes de Phlioute, de Kléônès et de Corinthe. L’acropole occupait une forte position sur un rocher élevé, qui se détache du pied de la montagne, derrière elle. Ce rocher a la forme d’un triangle irrégulier qui descend en pente vers l’ouestL La partie escarpée domine une gorge profonde, qui défend tout le flanc sud de la citadelle. A travers cet abîme serpente le lit d’un torrent, généralement presque à sec, car il n’est alimenté que par l’eau de rabondante foidaine Perseia, qui esta environ un demi-mille au sud de la forteresse. Cette gorge s’étend d’abord de l’est à l’ouest, et prend ensuite la direction du sud-ouest. Du côté nord aussi le rocher tombe presque à pic dans un vallon qui s’étend en droite ligne de l’est à l’ouest. C’est entre ces deux gorges que s’étendait la basse ville. Le rocher de la citadelle est aussi plus ou moins escarpé du côté de l’est et de l’ouest, où il forme cinq ou six terrasses naturelles ou artificielles.