Ainsi, nous lisons dans Homère {Od., VII, 8i
"lia Tô yàp -/jsXto'j aiyX-/] tteXsv r,à aù:r\vr^c, ôcb[j.a xa6’ u^pepeepEç [AEyaÀrTopoç ’A)^xiv6oto.
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« De même que le soleil et la lune brillent d’un vif éclat, ainsi brillait le palais élevé du magnanime Alcinoüs; car les murs d’airain s’étendaient depuis le seuil de la porte jusqu’au fond de l’édifice ; l’entablement était d’acier bleuâtre. »
En outre, il faut qu’on se soit figuré aussi les palais des dieux immortels sur l’Olympe ornés de plaques de bronze, puisque Homère dit {Iliade, I, 426) : At'oç Troi't x^^^.xopaxÈç 5to, « vers le palais d’airain de Jupiter. »
Nous lisons aussi dans Pausanias (H, xxiii) ;
’'AAàa oi Ècrxiv ’ApyEtoeç Géaç à^'.a’ xaxàyEwv oîxoô6[j!.r,p.a, ett’ aoxfp oà fp; o xaT'V-oOç GàÀapo?, bv ’Axpia-ioç TTOXE sm 9po'jpà x-pç Ooyaxpbç etioitjO-e’ UEptAaoç ÔExaÔEîàEV aoxbv X'jpavv/ia-aç’ xoOxo x£ obv xb rj[xoo6[jL-/]p,à Èaxt. « A Argos, il y a encore d’autres objets remarquables : une voûte souterraine, au-dessus de laquelle était la chambre d’airain dont Acrisius fit une prison pour sa fille (Danaé) ; elle fut détruite sous la domination de Perilaüs , mais l’édifice subsiste encore. » En outre, dans Horace {Carrn., III:, xvi, 1-4) ;
Inclusam Danaën turris ahenea Piobustæque fores et vigilum canum Tristes excubiæ munierant satis Nocturnis ab adulleris.
« Une tour de bronze, des portes solides, et la sévère surveillance des chiens vigilants, avaient été pour Danaé emprisonnée une protection suffisante contre les amants nocturnes, » Autre exemple : le temple û' Athéna Chalciœces à Sparte, où le roi Pausanias fut mis à mort. Naturellement, le nom de ce sanctuaire ne peut faire allusion qu’aux plaques d’airain dont les murs étaient décorés.
Mon honorable ami, M. Chas. T. Newton, du British Muséum, appelle mon attention sur un article du colonel Mure, publié dans le Wieinisches Muséum, VIII, 272. L’auteur y déclare tenir du général Gordon qu’il avait dans sa collection, en Écosse, des fragments non-seulement des clous de brouze, mais encore des plaques d’airain du trésor d’Atrée. En même temps le colonel Mure cite le passage suivant de Sophocle (Antigone, 944-947) :
’'ExAa xa\ Aavàaç oopàvtov epû; àbXà^ac 5É[xaç £v aobaî?'
xp'j7rxop.Éva ô’ Iv xup.ê‘/^p£t Gabàpxp xavECsox^''!*
« Le corps de Danaé aussi endura le supplice d’échanger la lumière du ciel contre les ténèbres dans une chambre couverte de plaques d’airain ; cachée dans une chambre sépulcrale, elle fut chargée de chaînes. »