‹ MycènesChapitre 74 sur 254 · LA TROISIÈME PIERRE TOMRALE SCULPTÉE. J · texte numérisé non relu

LA TROISIÈME PIERRE TOMRALE SCULPTÉE. J

L’adversaire à pied, visible à droite, et dont la partie supérieure a également disparu par suite de l’accident arrivé à la pierre, n’est pas au même niveau que le cheval et le char ; il a l’air de planer en l’air, sur le même niveau que l’homme du char. Il l’attaque avec une longue lance sur laquelle on peut voir un objet d’une forme particulière, qui ressemble beaucoup à une des idoles rudimentaires de Troie ^ et devait servir à cTCcrocher la lance sur l’épaule.

Dans le compartiment inférieur, nous voyons deux grands cercles dont la réunion forme comme un huit couché horizontalement, et dans chacun des deux cercles six spirales, dont les parties adjacentes sont reliées ensemble alternativement à l’extérieur et à l’intérieur par des bandes en relief. Au-dessous de la sculpture, au pied de la stèle, nous voyons deux spirales imparfaitement taillées dans la pierre. On dirait que l’artiste avait fait une esquisse d’essai du sujet qu’il allait sculpter sur la tablette. Les artistes de nos jours font leurs esquisses sur papier, mais le sculpteur mycénien primitif n’avait ni papier, ni crayon, ni plume, ni enci*e à sa disposition: aussi faisait-il son esquisse d’essai sur la pierre même, mais dans la partie inférieure qui devait être enfoncée sous terre et par conséquent cachée aux regards.

A une distance de 10 pieds (3 mètres) seulement de cette dernière stèle, et presque en ligne droite avec les trois précédentes est une quatrième stèle funéraire de la même pierre (fig. i42) décorée d’un bas-relief également sur la face qui regarde l’ouest. Cette stèle est aussi un trapèze qui a 6 pouces (0'",15) d’épaisseur, 6 pieds (i'“,80) de hauteur, 4 pieds (l'",20) de largeur à la base et 3 pieds 10 pouces^ (l'",16) au sommet. Il manque à bipartie supérieure un morceau qui avait probablement un pied (0"‘,30) de haut. Le coté de cette stèle qui regarde l’ouest porte une large bordure à di’oile et à gauche; l’espace compris entre ces deux bordures se divise en trois compartiments verticaux de largeur égale, qui descendenl ])lus bas que la moitié de la pierre. A l’exception de deux lignes verticales, qui forment une bordure à sa droite et à sa gauche, le

1. Voyez mou Atlas des antiquités troyennes, pi. 1“26, n“ :2560.

FOUILLP^S DANS LA CITADELLE

coinpartiineiit du milieu u’ofîre auciiuc sculpture; il était proba-

Kii;. 14:2. — Quatrième stèle funéraire trouvée au-Jessus des tombeaux de l’acropole (à i nièlres). A 1/9® à pou près de la grandeur réelle.

blemeiit destiné à ligurerpme coluuue. Les deux coiupartimeuts de

LA UÜATRIÈME LIERRE T03IRALE SCULPTÉE.

droite et de gauche conticiiiicnt un dessin ondulé très-large, qui représente les replis d’un serpent, et court du sommet h la base du compartiment en suivant la direction des fdets. Quoique ce dessin ne soit qu’en bas-relief, il est vigoureusement sculpté. Si, comme me le lait observer le D" Fr. Schlie, nous avions à représenter le dessin a par des lignes droites brisées, il produirait l’effet indiqué par le dessin h.

Immédiatement au sud de cette stèle, sur la même ligne qu’elle, à 1 pied (0”,30) seulement de distance, il y en a une antre qui n’est pas sculptée. Deux autres stèles non sculptées se dressent l’une près de l’autre à 23 pieds (6'“q90) vers

Fig. 143. — Fragmeiil d’uiic stcle (à 4 luèlres). Au ciiiquiriuc delà grandeur reelle.

l’est des trois premières stèles sculptées; enlin à 40pieds(i2niètres) directement au sud des deux stèles non sculptées, il y a encore deux stèles non sculptées, séparées l’imc de l’autre par une distance de 4 pieds (l“q20). Toutes ces stèles non sculptées sont égalemenl debout et font face à l’ouest; elles sont de la même pierre sablon-

FOUILLES DANS LA CITADELLE

neuse que les autres stèles et les dalles du cercle, et toutes ces pierres proviennent évidemment des anciennes carrières qu’on voit sur la route du Tréton, environ à moitié chemin entre Mycènes et Némée.

Au pied de la stèle décrite la première, j’ai trouvé une poignée

Fiü. m. — Fragment d’une stèle funéraire (à 4 mètres). Au septième environ de la grandeur reelle.

de cendres noires, et au milieu de ces cendres un grand bouton d’os recouvert d’un épaisse feuille d’or, sur laquelle est gravé un cercle, dans ce cercle un triangle, et dans ce triangle un dessin représentant trois larges couteaux dont les manches sont formés de belles spirales. Je découvris également au pied de la plupart des pierres tombales des cendres grises provenant de la combustion de matières animales ; je crus d’abord que c’étaient des cendres humaines; mais comme j’y rencontrais des os que je reconnus, en

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