‹ MycènesChapitre 85 sur 254 · Voyez la figure 12Ü · texte numérisé non relu

Voyez la figure 12Ü

2. Représentées aussi à la figure 120. .le rappelle au lecteur que la profondeur à laquelle leu ohjetü ont été découverts est toujours indiquée en mètres au-dessous de chacun d'enx dans les figures.

FOUILLES DANS LA CITADELLE

mal ou tout autre objet ? c’est ce qu’il est difficile de discerner. La plus belle de ces iutailles est eu onyx rouge (fig. 174) ; elle représente une antilope d’un dessin très-naturel. Les deux cornes sont bien indiquées, la tête et le corps ont de la beauté; l’animal semble s’agenouiller; la queue est levée obliquement au-dessus du dos.

Fig. 174 à 181. — Gemmes lentoides (4 à 7 mètres). Grandeur réelle.

J’appelle particulièrement rattention sur l’objet qui est au-dessus du dos de l’animal; il ressemble à un pot de fleurs renversé avec une plante à longue tige couchée horizontalement. Il est impossible de reconnaître l’objet représenté sur la gemme (fig. 183); cette gemme est en serpentine. Dans la figure i 84, qui est en agate noire.

Fig. 182 à 185. — Gemmes lentoides et perle (3 à G mètres). Aux trois quarts de la grandeur réelle.

nous retrouvons un animal très-grossièrement gravé, qui tourne la tête en arrière, mais qui n’a pas de cornes. La figure 185 est une perle.

Une autre belle intaille (fig. 186), sur serpentine noire, représente un animal qui tourne la tête en arrière; ses yeux sont grands, et il a l’air de courir avec une grande rapidité. La figure 189 est aussi en serpentinenoire, mais elle n’a pas d’intailles. Des gemmes lentoïdes analogues, avec des animaux grossièrement gravés, trouvées dans

GEMME LENTO’iDE.

les îles de la Grèee, sont conservées dans lasalle des objets précieux du ^[nsée Britannique. J’appelle une attention particulière sur ces objets, de meme que sur la gemme lentoïde eu cristal de roche, dont l’intaille représente une cbèvre qui tourne la tête. Cette gemme aussi a été trouvée dans le tombeau d’Ialysos, si fréquemment cité ici ; elle est aussi au Musée Britannique, mais dans la salle où sont exposés les vases d’Ialysos. C’est un très-joli morceau que le parallélipipède de la figure 18^; il est en serpentine, décoré sur deux de ses faces de quatorze lignes qui se croisent, sur deux autres faces de deux carrés gravés en creux, dans cbacun desquels on voit un petit cercle avec nu point an centre. La figure 187 est un petit cylindre en opale d’nn vert clair sur lequel

Fig. 186 à 180.— Gemme lentoïde, cylindre et perles (3 à G mètres). Aux trois quarts delà grandeur nmlle.

est grossièrement sculptée nue tête humaine qui a les yeux fermés, le nez très-large, la bouche fendue ; cette figure porte un collier; elle est tout à fait dans l’ancien style égyptien. Cet objet est cylindrique et n’a pas de trou ; il semble donc qu’il if a pas pu servir de poignée pour un bâton; La figure 188 est une peiJe de verre blanc. La figure 180 est un objet en verre bleu, moulé en forme de coifnille de moule étroite et allongée, et entourée d’entailles horizontales parallèles; le verre est coloj’é avec du cobalt. La figure 179 est mie petite perle de veri'e bleu, percée de deux trous. 11 y a aussi un onyx brnn d’un beau })oli, sans intailles ; il est à l'emaripier qu’on en a trouvé un tout pareil dans le tombeau d’Ialysos. La figure 181 est formée d’une pâle de verre artificielle. Eiu'ore nne Ibis, tous ces objets, excepté les figures 175, 180, 187, sont percés de trons ; ce sont des perles on des gemmes lentoïdes pour colliers.

Je n’ai li’onvé jusifn’ici qnc trois on ([iialre (uunbinaisons di'

FOUILLES DANS LA CITADELLE

signes ayant l’apparence d’inscriptions; l’une de ces combinaisons occupe les deux côtés d’une idole mutilée de Hèra, représentée sous la forme d’une femme (voy. fig. 102) ; une autre sur une idole-vache mutilée; une troisième sur un disque (fig. 190). J’ai

Fig. 190. — Disque de terre cuite avec une apparence douteuse d’inscription (5 mètres).

Grandeur réelle.

envoyé des copies de toutes ces combinaisons de signes à mon honorable ami le célèbre orientaliste Max Müller, professeur h Oxford; il les trouve trop indistinctes et trop mutilées, et réserve son opinion pour le moment.

J’ai trouvé à une profondeur de 6 pieds (l'",80) cette courte inscription grecque :

ToBEI?oo^JeM

Je ne puis pas, il est vrai, la faire remonter plus haut que le sixième siècle avant Jésus-Christ. En réalité, le fragment de vase sur lequel elle se trouve appartient a la poterie hellénique noire ordinaire, si complètement différente de la poterie archaïque de Mycènes, que je n’oserais me risquer à faire remonter le fragment plus haut que le cinquième siècle avant Jésus-Christ, si les caractères archaïques de l’inscription ne prouvaient qu’elle est certainement du sixième siècle. Mais ce fragment de poterie noire sert encore à nous donner une idée de la date de l’ancienne poterie mycénienne. En effet, il y a une si gi’ande différence entre le tesson

qui porte riiiscription et la poterie archaïque de Mycèues, même la plus moderne, même celle qui doit avoir été en usage à l’époque oïl la ville fut détruite, que cette dernière semblerait être de plusieurs siècles plus ancienne. Si nous n’avions une autorité aussi considérable que celle d’Hérodote pour nous confirmer queMycènes a envoyé quatre-vingts hommes aux Thermopyles et qu’une petite armée de quatre cents Mycéniens et de Tirynthiens a pris part à la bataille de Platées, je jurerais que le récit de Pausanias et de Diodore de Sicile (d’après lequel la ville a été prise et abandonnée dans la 79" olympiade) est faux, et je fixerais la date de la grande destruction de Mycènes à plus de mille ans avant Jésus-Christ.

D’après une lettre de mon honorable ami le célèbre orientaliste, M. A. H. Sayce, professeur à l’université d’Oxford {Queen's College), M. Fouqué a constaté par un examen fait au microscope que l’argile de la poterie préhistorique gris jaune de Mycènes était importée de Théra (Santorin).

Pour revenir à l’inscription, je suppose que le premier O est mis pour OT, le second pour Q, et que le signe^ est tout simplement une virgule. Voici alors comment je lis cette inscription : zou ripcùôç eiix(i). (( Je suis consacré au héros. » Il faut en conclure qu’il y avait dans l’agora un hèroon ou chapelle , dans laquelle des vases étaient consacrés au service d’un héros local.

Outre les coupes déjà mentionnées, celles qui ont la forme d’nn grand verre à bordeaux, avec une anse ‘, et que je continue à trouver en très-grande quantité, j’ai découvert aussi des coupes de la même forme avec deux anses. Sans avoir la moindre l’essemblance avec les magnifiques coupes troyennes-, pourtant celles qui ont deux anses peuvent parfaitement avoir la prétention de représenter le osTTaç a[j.(pixv7:ekXo'j d’Homère. Je crois qu’Aristote se trompe^ quand il prétend que V aix'fLxvm'k'kov avait la forme d’une cellule d’abeille. Le meilleur juge, la plus sure autorité, quand il s’agit de déterminer la forme du homéri([uc, c’est néces-

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