‹ Mycosis du PharynxChapitre 3 sur 25 · EE · texte numérisé non relu

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Nous devons le sujet de cette thèse à M. le docteur À. Castex, ancien Prosecteur et Chef de Clinique à la Faculté de Médecine de Paris, chargé du Cours de Laryngologie, Rhinologie et Otologie à la même Faculté.

L'étude du «mycosis du pharynx », à l’état embryonnaire encore hier, semble aujourd'hui vouloir prendre place dans le cadre nosologique des

«Maladies de la gorge ».

La plupart des auteurs qui se sont occupés de cette maladie spécialement, lui donnentune description à peu près identique : «Maladie essentiellement chronique, à pronostic bénin, en général facilement reconnue, caractérisée par la présence de petits points blancs dans les diverses régions de la gorge, lesquels sont très adhérents, et récidivent facilement. Les symptômes subjectifs étant souvent absents ».

Notre prétention n'est pas de faire un travail original, mais de contribuer à faire connaître davantage cette affection, très rare autrefois, moins rare aujourd’hui, mais encore peu connue.

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Nous avons, dans ce but, recueilli et résumé un certain nombre d'observations, pouvant nous éclairer sur la nature et la description de la mycose pharyngée.

Nous avons aussi l'avantage de publier deux observations inédites qu'a bien voulu nous communiquer notre maître M. A. Castex.

Mais avant d'entamer notre sujet, qu'il nous soit permis de faire un retour sur les années écoulées et d'offrir l'hommage de notre respectueuse gratitude à ceux qui nous ont patiemment enseigné les choses de la médecine et les devoirs du médecin.

A l'Université Victoria de Montréal, nousavons eu, avec MM. Edouard Desjardins, Mignauit, J. Lespérance, Hingston, Beausoleil, Brunelle, Durocher, des maîtres attentifs aux progrès de leurs élèves. Nous ne saurions trop les en remercier et les assurer de notre profonde reconnaissance. En 1888, M. le docteur A. Brodeur, chevalier de Ia légion d'honneur et ancien interne des hôpitaux de Paris, nous engageait à venir terminer nos études médicales, à Paris, où lui-même avait su se créer une place de savant. Nous avons suivi son conseil, et Si aujourd’hui, nous avons l'honneur et l’avantage d’appartenir à l'Ecole de Paris, nous le devons à M. A. Brodeur. Nous lui en sommes vivement reconnaissant.

Arrivé à Paris, nous avons été l'élève bénévole

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.. de notre regretté maître le professeur Trélat, puis

de M. Wailther, professeur agrégé, alors chef de clinique chirurgicale. Nous ne saurions trop reconnaître lintérêt constant que M. le professeur Walther nous a toujours porté et les témoignages de bienveillance inépuisable qu’il nous a constamment donnés. M. le docteur Arrou, chirurgien des Hôpitaux, fut alors notre interne. Il fit toujours preuve à notre égard, d’une bienveillance dont nous lui sommes reconnaissant.

Nous avons été l’externe de notre regretté maître le professeur Ball, à l'hôpital Laënnec. L'année suivante M. le docteur E. Lancereaux, professeur agrégé, voulait bien nous accepter dans son service de l'Hôtel-Dieu à titre d’externe. Nous avions déjà eu l'avantage d’être son stagiaire à l'hôpital de la Pitié. Nous ne savons comment lui exprimer les sentiments de profonde reconnaissance que nous éprouvons à son égard. Et s'il fut parfois sévère avec ses élèves, nous reconnaissons que ce fut toujours dans l'intérêt de ceux-ci. Et chaque fois que nous avons eu besoin de son appui précieux, 11nes’estpas épargné pour nous être agréable. Nous conserve-

. rons toujours de lui un souvenir de respectueuse et profonde affection.

M. le professeur Tarnier et M. Ribemont- Dessaignes, professeur agrégé, dont nous avons été l'externe, nous ont initié dans l’art des accouchements. Nous adressons à ces deux maîtres, nos sin-

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cères remerciements, pour l’enseignement qu'ils. nous ont donné.

A côté de nos maîtres, nous tenons à faire une place spéciale au docteur G. Durante, chef de laboratoire à la Charité, qui fut notre interne à Laënnec en 1891 et depuis nous a toujours donné des preuves d’une amitié précieuse. C'est lui qui a bien voulu mettre son laboratoire et son savoir à notre disposition, afin de faire l'examen microscopique des pièces mycosiques qui font le sujet de notre thèse. Nous sommes heureux de pouvoir l’en remercier ici. Nous remercions MM. Thiroloix, médaille d'or des hôpitaux de Paris, Du Pasquier, Leblanc, qui furent aussi nos internes, nous prodiguant leur savoir et leurs bons conseils.

Durant le cours de nos études médicales, nous nous sommes attaché spécialement à l'étude des maladies des yeux et nous avons toujours trouvé en MM. de Wecker, Landolt et Masselon, des maîtres bienveillants que nous ne saurions trop remercier

Nous avons aussi fait des études spéciales des Maladies du Larynx, du Nez et des Oreilles, dans le service de notre maître M. A. Castex. Nous avons contracté une dette particulière de reconnaissance envers ce chef, dont la profonde érudition et la vive intelligence cliniques, alliées à une amabilité constante et une inépuisable bonté, ont laissé en nous des sentiments de respectueuse gratitude ; aussi

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est-ce avec une certaine fierté que nous nous intitulons son élève.

Mais, en terminant, qu'il nous soit permis d'adresser des remerciements chaleureux à notre sympathique commissaire canadien, l'honorable M. Hector Fabre, officier de la Légion d'honneur, pour les services sans nombre qu’il nous a rendus durant notre séjour à Paris.

Mon frère, le docteur F. de S. Prévost, nous a donné des conseils qui nous ont facilité, de beaucoup, l’étude spéciale des maladies des yeux et du

larynx. Son dévouement, pour nous, a toujours été ‘inaltérable. Nous l’en remercions de tout cœur er qu'il soit assuré que nous aurons pour lui une reconnaissance de tous les jours.

M. le professeur Laboulbène, en acceptant la présidence de notre thèse, nous fait un honneur dont nous lui sommes vivement reconnaissant.

EMES TE ORIOUE

Pour la première fois, en 1873, B. Fraenkel publiait dans la Gazette médicale de Berlin, un article, sur la ‘* Mycose bénigne du pharynx ” et, de suite, l'examen microscopique lui faisait attribuer cette affection à la présence du ‘‘leptothrix buccalis ” trouvé dans les points mycosiques.

Personne, avant lui, n’a décrit ou signalé cette maladie.

En 1876, Baginski et Klebs en communiquent chacun un nouveau cas. Pour Klebs c'est bien aussi de filaments de ‘‘ leptothrix buccalis ” qu'il s'agit ; il retrouve la distribution en faisceaux des filaments, laquelle est d'après C. Robin, caractéristique de ce letptothrix. |

En 1880, B. Fraenkel publie sa deuxième observation.

En 1882, E. Fraenkel, de Hambourg, publie à OHMOHAUNCIS de. -mMmycose tonsillaire ”. Le professeur Sadebeck en fait l'étude histologique. Il constate dans ses préparations, les filaments déjà vus par B. Fraenkel, Baginski et Klebs, mais il pense que ce sont des productions d’un nouvel

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