‹ Mycosis du PharynxChapitre 4 sur 25 · EC · texte numérisé non relu

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organisme, qu'il nomme à cause de sa forme bacillus fasciculatus ”.

Sadebeck considère comme spores, les nombreux grains qui se trouvent entre les filaments, tandis que E. Fraenkel prétend que spores et bâtonnets représentent les différentes phases de développement du même micro-organisme.

La même année, Bayer (de Bruxelles) en donne deux observations (Revue mensuelle de Laryngologie, 1882.)

C'est aussi en 1882, que Gumbiner (de Berlin) aux sept cas de mycose connus jusque-là, en ajoute un huitième.

Mais il faut croire que ces observations, si intéressantes, accaparaient peu l'attention des laryngologistes, car, à la même époque, en 1882, paraissait le grand traité des maladies du larynx, du pharynx et de la trachée, par Morell-Mackenzie, traduit etannoté par E. J. Moure et Francis Berthier. Dans cet ouvrage où les affections du pharynx sont traités minutieusement, le mot ‘‘pharyngo-mycosis” n’est pas imprimé une seule fois.

En 1884, le docteur Hering, de Varsovie, publie six observations. Il étudie sous le nom de ‘* pharyngo-mycose ”, une maladie des amygdales et de la base de la langue, caractérisée par. la présence de petits nodules blanchâtres ou grisâtres, quelquefois arrondis, plus souvent pédiculés; ou bien d’excroissance en formes d’épines.

En 1886, Guinier publie une observation.

Dèslors, l'attention de quelques laryngolog'istes est attirée vers l'étude de cette affection, et les nouveaux cas se font plus nombreux. |

L'année 1887 est assez fertile en publications sur cette maladie.

Chiari et Creswell-Baber en rapportent chacun un Cas.

Mentes-Bonito, de Bordeaux, fait paraître sa thèse sur ce sujet, avec douze observations prises dans le service de M. E. J. Moure.

Le docteur Ferré fait des recherches histologiques et considère l'affection comme due au ‘‘leptothrix buccalis. »

Le docteur Moure rapporte que les cas publiés jusqu'à ce jour sont de vingt environ, mais il faut peut-être attribuer cette rareté à ce fait que, la maladie n'étant pas connue, est restée souvent inaperçue.

En 1888, au congrès d'Oran, le docteur Moure dit qu'il considère la mycose de l’arrière-gorge comme très fréquente.

Daus la même année Lober, Oltuszewsky, Jacobson, Decker et Seifert, font paraître diverses communications de mycose.

L'année suivante, en 1889, Vanderpool décrit à la mycose déux formes: la forme circonscrite et la forme diffuse. En même temps Goris trouve. des fibres musculaires, à l'examen microscopique des

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