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Mycothèque de l'Ecole de Pharmacie. — VIII

On ne peut séparer les Kichxella des Cœmansia , ce sont deux genres trop voisins. Je donnerai ci-dessous l'étude comparée de quelques espèces de ce dernier genre.

Les Cœmansia ont pour caractères communs d'avoir le mycélium rampant, cloisonné et rameux. Les filaments fertiles sont dressés, simples oudichotomes et cloisonnés. Les rameaux sporifères latéraux courts se transforment à leur sommet en sporophores subnaviculaires. Les conidies subfusiformes naissent au sommet de courts stérigmates cylindriques et sont disposées par rangées sur toute la surface plane des sporophores : elles deviennent jaune de soufre à la maturité. Ces plantes se développent habituellement sur les matières stercoraires se desséchant facilement et presque sèches.

Mais j'ai trouvé le Cœmansia spiralis sous une planche de hêtre exposée à Lliumidité : Eidam a rencontré la même plante sur de vieux habits de cavalier et j'ai pu cultiver le Cœmansia erecta sur racine de réglisse.

Cœmansia pectinata Bainier.

Martcnsella pectinata (Cœmansh

J'ai publié dans la Flore des nœs de Paris la photographie du Martensella pectinata ou du moins d'une plante présentant l'aspect général de celle que Cœmaxs a découverte et publiée sous ce nom en 1863. Mais les caractères diffèrent, et pour que cette plante puisse conserver ce nom. il faudrait admettre que Cœmaxs a mal interprété par ses dessins et dans sa description,

(1) Bulletins de l’Académie de B?lgique, t. XV, p. 540.

MYCOTUEQUE DE l’ÉCOLE DE PHARMACIE.

la plante qu’il avait sous les yeux. Bien que persuadé que c’est le même Martensella peclinata , comme le doute pourrait rester, je crois devoir le désigner aujourd’hui sous le nom de Cœmansia peclinata .

J’ai trouvé cette Mucédinée sur du crottin de cheval presque complètement desséché lorsque les diverses Mucorinées qui avaient pu la précéder étaient complètement flétries. Çà et là se dressaient de longs filaments cloisonnés, larges de 0 mm 0098 et portant à des distances de 0 UHn 112 à 0 mm 140 des fructifications jusqu’à leur sommet. Chaque intervalle compris entre deux de ces fructifications consécutives se divise habituellement en deux parties sensiblement égales par une cloison. Mais, cependant, la cloison se forme parfois beaucoup plus près d’un côté que de l’autre, et presque immédiatement audessus de la fructification, comme Cœmans l’indique pour son Martensella .

Chaque fructification se compose d’un support très distinct, séparé du filament principal par une cloison à sa base. Ce support est beaucoup plus long dans cette espèce que dans les autres ; sa longueur est de 0 n,m 020 à 0 mm 028 ; il se sépare presque à angle droit du filament dressé. Son diamètre diminue insensiblement de la base au sommet qui donne naissance à angle obtus au sporophore de forme naviculaire, c’est-à-dire se rapprochant plus ou moins d’une nacelle. Comme ce sporophore forme un angle obtus avec son support, il en résulte que la surface plante sporifère est parfois complètement horizontale et tournée vers le ciel. Caractère qui rapproche cette plante de celle de Cœmans. Mais le plus souvent, surtout sur les jeunes individus, cette surface plane s’éloigne peu de la ligne verticale en s’inclinant toutefois pour regarder en haut. Ce sporophore, d’une longueur de 0 mm 039, est séparé de son support proprement dit par une cloison qui se trouve à l’extrémité supérieure plus étroite de ce support. 11 est divisé luimême par un grand nombre de cloisons, souvent dix. Ordinairement, il existe deux rangées de stérigmates cylindriques longs de 0 mm 0042, sur une largeur de 0 111111 0028 sur la partie comprise entre deux cloisons voisines.

C’est ici que résiderait la grande différence avec la plante de

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