‹ Mylord ShaftesburyChapitre 44 sur 55 · Allusion à la retraite de Lord Somers en 1700 et aux · texte numérisé non relu

Allusion à la retraite de Lord Somers en 1700 et aux

are afraid of bringing good humour into religion, or

thinking with freedom and pleasantness on such a sub-

ject as God, ’tis because we conceive the subject so

like ourselves, and can hardly have a notion of ma-

jesty and greatness without MSs and moroseness accompanying it.

This, however, is the just reverse of that character which we own to be most divinely good when we see it, as we sometimes do, in men of highest power among us *, If they pass for truly good, we dare treat them freely, and are sure they will not be displeased with this liberty. They are doubly gainers by this goodness of theirs. For the more they are searched into, and familiarly examined, the more their worth appears and the discoverer, charmed with his success, esteems and loves more than ever, when he has proved this additional bounty in his superior, and reflects on that candour and generosity he has experienced *”. Your lordship knows more perhaps of this mystery than any: one. How else should you have been so beloved in power, and out of power so adhered to, and still more beloved ? 10

Thank heaven ! there are even in our own age some such examples. In former ages there have been mans

événements qui l’accompagnèrent. Lord Somers, après avoir rendu les sceaux, prévint un acte d’accusation et demanda à se faire entendre à la barre des Communes. Malgré l'hostilité de cette chambre, grâce à la force et à la persuasion de son éloquence, il ne fut condamné qu’à sept ou huit voix de majorité; en outre les Communes ne poursuivirent pas leur action devant la Chambre-Haute qui finit par acquitter lord Somers le 19 mai 1701. Lord Somers ne revint au pouvoir qu’en 1708, avec les whigs; il fut président du conseil jusque 1710.

de puissants princes et méme des empereurs du monde

capables de supporter sans s’émouvoir non seulement la libre censure de leurs actes, mais encore les opprobres et les calomnies les plus haineuses méme prononcées à leur face 11, Certaines.personnes peut-être désireraient qu'on ne trouvât pas de tels exemples chez les paiens; et surtout que les chrétiens ne leur en eussent pas fourni l’occasion. Ce fut plus le malheur de lhumanité entière certes que le malheur propre des chrétiens si plusieurs des premiers empereurs romains furent des monstres de tyrannie et s’ils commencèrent les persécutions non seulement contre les hommes religieux, mais contre tous ceux qu’ils suspectaient de dignité et de vertu 1. Pouvait-il y avoir un plus grand honneur, un plus grand avantage pour le christianisme que la persécution d’un Néron ? Mais leurs successeurs l%, de meilleurs princes, se laissèrent persuader de cesser ces cruelles pratiques. Il est vrai, le magistrat put être supris de la nouveauté d’une doctrine? qu’il pouvait non seulement considérer comme destructrice de la sainteté de son pouvoir, mais qui en outre Ie

101. Allusion possible à la clémence d’Auguste, telle que la manifeste la scène fameuse de Cinna, V. 1. Allusion plus certaine aux Flaviens et surtout aux Antonins, cf Marc-Aurèle, Pensées, VI, 6 « Le meilleur moyen de se venger d’un mauvais sujet, c’est de ne pas lui ressembler »; VII, 22 « Il est du devoir de l’homme d’aimer même ceux qui l’offensent »; etc.

102. Hutcheson, Or. de nos idées de beauté et de vertu, II, Ill, 4. La méchanceté n’est jamais désintéressée même chez un Néron ou un Domitien. — Les persécutions de Néroa n’ont pas pour cause l'hostilité envers le christianisme, mais la haine pour la vertu les explique suffisamment, avec lia jalousie et l’amour des richesses.

103. Sh. se fait le défenseur des Antonins, de Marc-Auréle particulièrement. On sait que, malgré son humanité, cet empereur appliqua les lois en vigueur contre les chrétiens, qu’il les persécuta toutes les fois qu’ils manifestaient publiquement leur hostilité contre le culte officiel.

such. We have known mighty princes and even emperors of the world, who could bear unconcernedly, not only the free censure of their actions, but the most spiteful reproaches and calumnies even to their faces 11, Some perhaps may wish there had never been such examples found in heathens; but more especially, that the occasion had never been given by Christians. *Twas more the misfortune indeed of mankind in general, than of Christians in particular, that some of the earlier Roman emperors were such monsters of tyranny, and began a persecution, not on religious men merely, but on all who are suspected of worth or virtue 1%, What could have been a higher honour or advantage to Christianity than to be persecuted by a Nero ? But better princes, who came after 1%, were persuaded to remit there severe courses. ’Tis true, the magistrate might possibly have been surprised with the newness of a notion 1%, which he might pretend, perhaps, did not only destroy the sacredness of his power, but treated him and all men as profane, impious and damned, who entered not into certain parti-

104. Sh. attaque le christianisme pour justifier l’attitude d’un Marc-Auréle ou d’un Julien l’Apostat. Il considère les principes de la morale comme les dogmes essentiels de la religion; toutes les autres propositions sont indifférentes. Peu importe, par suite, que l’on se conforme aux rites de la religion légale, quand on appartient à une autre confession; ce conformisme est un acte de civisme. Et, par suite encore, l’intolérance à l’occasion de ces rites extérieurs est condamnable; elle s’oppose à l’esprit même de la religion. Voltaire, Ex. imp. de Myl. Bol. XXVI, p. 108. « La secte chrétienne fut la seule qui, sur la fin du second siècle de notre ère, osât dire qu’elle voulait donner l’exclusion à tous les rites de l’empire et qu’elle devait non seulement dominer, mais écraser toutes les religions; les christicoles ne cessaient de dire que leur Dieu était un Dieu jaloux, belle définition de l’Etre des êtres que de lui imputer le plus lâche des vices >.

tenait pour profane, impie et damné, lui et tous les bommes qui ne participaient pas à certaines formes particulières de culte; et auparavant tant de milliers de cultes s’étaient établis, tous compatibles, tous sociables jusqu’à cette époque. Cependant telle fut par la suite la sagesse de plusieurs souverains que la violence des persécutions s’amoindrit beaucoup; et même ce prince que l’on considéra comme le plus grand ennemi de la secte chrétienne 1% et qui lui-même avait été élevé dans ses enseignements, atténua grandement les persécutions et ne permit rien de plus que la reprise des terres d’église et des écoles publiques, sans aucune atteinte ni aux biens ni aux personnes, même quand il s’agissait de chrétiens qui bafouaient la religion d'état et se faisaient un mérite d’insulter au culte public 106,

Nous avons heureusement l'autorité d’un écrivain sacré 17 de notre religion pour nous assurer que l’es-

105. Une longue note des Mélanges défend la mémoire de l’empereur Julien, que les Chrétiens insultèrent maintes fois et qu’un des leurs finit par assassiner. Elle donne la traduction, parfois assez large, des principaux passages de la 52° lettre de Julien aux Bostréniens; l’empereur y rappelle sa clémence et la turbulence croissante des Chrétiens; il met en garde le peuple comme la démence des fanatiques et les menées ambitieuses des clercs; il autorise l’exercice privé des cultes chrétiens, s’élève contre les tentatives d’immixtion de l’évêque Titus et de ses clercs dans les affaires de la cité : il exhorte enfin païens et chrétiens à vivre en bonne société. Cette lettre porte le n° 114 dans les Œuvres complètes, I, 2° part. éd. Bidez, Paris, 1924, voir pp. 123-126 l’histoire de cette lettre et l’appréciation de l'éditeur sur Ia clémence de Julien. — Diderot, Pens. phil. 43 cite à son tour des passages de cette lettre dans le même esprit que Sh. Voltaire, Quest. sur l’enc., Apostat, déclare- également « Relisez sa lettre cinquante-deu xième et respectez sa mémoire ». Il loue l’empereur Julien comme un héros et un sage en de nombreux endroits, articles Julien, Philosophe 1" et 2° sect.; Ex. imp. de myl. Bol, 32 et

cular modes of worship; of which there had been formerly so many thousand instituted, all of them compatible and sociable till that time. However, such was the wisdom of some succeeding ministries, that the edge of persecution was much abated; and even that prince who was esteemed the greatest enemy of the Christian sect 1%, and who himself had been educated in it, was a great restrainer of persecution, and would allow of nothing further than a resumption of church lands and public schools, without any attempt on the goods or persons, even of those who branded the state-religion and made a merit of affronting the public worship 1°,

Tis well we have the authority of a sacred author *” in our religion to assure us that the spirit of love and

33; Phil. ign. 45, etc. Leibnitz, 21. « Cela ne se trouve pas ainsi, il leur interdit de lire Homére dans leurs écoles et leur ordonna de se contenter de Saint-Mathieu et de Saint-Luc. suivant leurs propres maximes à ce qu’il disait >.

106. Locke, Tol. 141-143, au déb. citait déjà saint Paul et saint Luc, XXII, 25 et ajoutait « Si l’on manque de charité, de douceur, et de bienveillance pour tout le genre humain en général, même pour ceux qui ne sont pas chrétiens, à Coup sûr l’on est fort éloigné d’être chrétien. Si l’on peut compter sur ce que l'Evangile et les apôtres nous disent, l’on ne sau rait être chrétien sans la charité et sans cette foi qui agit par la charité (Gal. V. 6) et non point par le fer et par le feu >. Locke combattait non l’esprit de martyre, mais son complémentaire, l’esprit de persécution.

107. I, Cor, ch. XIII, ver. 3 (n. de Sh.). — « Et quanu même je distribuerais tout mon bien pour la nourriture des pauvres et que même je livrerais mon corps pour être brûle, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien ». — Whichcote, Serm. III, 332 « Un christianisme, sans charité, sas pitié, vide de bienveillance n’est pas plus une religion qu'un

prit d’amour et d’humanité est supérieur a l’esprit de martyre. Sinon on serait peut-étre quelque peu scandalisé à l’histoire de nombreux confesseurs et martyrs 18 de notre Eglise primitive, même si l’on accepte nos propres récits. On trouverait difficilement dans le monde aujourd’hui un chrétien assez convaincu (si c’est là toutefois un signe de ferme conviction) pour juger bon et décent, s’il se trouvait vivre à Constantinople ou en tout autre lieu sous la protection des Turcs, de jeter le trouble à la mosquée lors d’une cérémonie. Aussi bons protestants que nous soyons, Mylord, vous et moi 1%, nous estimerions à peine supérieur à un enthousiaste farouche le protestant qui, par haine de l’idôlatrie romaine, interromprait le prêtre de ses clameurs pendant une grand messe (la où la messe serait d'institution légale) ou qui profanerait ses statues et ses reliques 1°,

soleil ténébreux n’est un soleil, qu’un feu glacé n’est un feu. Celui-la seul peut demeurer en Dieu qui demeure dans l’amour... Etre en dehors de l’amour et de la bienveillance, c’est être dans la figure et l’esprit du démon » — Tillotson, serm. du 5 nov. 1678 devant les Communes. « Les miracles sont capables de frapper et d’étonner, de détruire par la force d’une évidence sensible et victorieuse les préjugés de l’incrédulité la plus obstinée, maïs il y a dans ce caractère de douceur et d'humanité je ne sais quels charmes secrets qui s’emparent fortement du cœur des hommes et qui gagnent sûrement, quoiqu’insensiblement, leur amour et leur estime » trad. Barbeyrac, III, 2.

108. Les Mélanges IT, 2, 210, n, jugent du zèle des premiers chrétiens par l'intolérance de ceux des 17° et 18° siècles, et donnent comme typique le succès de Polyeucte, particulièrement II, 6, 711 sqq. — Tindal, Christ, V, oppose la foi à VYamour, signale un antagonisme manifeste entre le Christ et les chrétiens et conclut p. 48, aprés avoir rappelé la sociabilité humaine : « comment se fait-il que les enseignements religieux, en de nombreux pays chrétiens, aient transformé cette créature douce et paisible en un étre féroce et cruel et

humanity is above that of martyrs. Otherwise one might be a little scandalised, perhaps, at the history of our primitive confessors and martyrs l%, even according to our own accounts. There is hardly now in the world so good a Christian (if this be indeed the mark of a good one) who, if he happened to live at Constantinople, or elsewhere under the protection of the Turks, would think it fitting or decent to give any disturbance to their mosque-worship. And as good Protestants, my lord, as you and I are 1%, we should consider him as little better than a rank enthusiast, who, out of hatred. to the romish idolatry, should, in time of high mass (where mass perhaps was by law established), interrupt the priest with clamours, or fall

foul on his images and relics ™°.

Vaient fait agir avec rage et furie contre ceux qui n’ont fait ou n’ont voulu faire aucun dommage ? n'est-ce pas surtout l'effet d’une foi qui ne travaille pas par amour, d’un zèle qui a détruit toutes les bonnes œuvres ».

109. Ironie ou rappel que le conformisme à la religion légale s’impose à tous; peu importe la lettre, seul l’esprit est essentiel.

110. Peut-être n’y a-t-il là qu’un souvenir classique, une référence à Polyeucte, comme l’ont pensé Diderot et Voltaire, cf, ci-dessous, ou encore une allusion aux luttes entre paiens et chrétiens; sous le règne de Julien, à Mérus en Phrygie et à Césarée de Cappadoce, les Galiléens envahirent les temples des païens, éd. Bidez, 125, n. 2. — Peut-être Sh. pense-t-il également au fanatisme des premiers quakers qui troublaient de leurs invectives les offices anglicans, cf. Crœse, Hist. Quak. 99. — Diderot, Pens. phil. 40 « Celui qui se trouvant a la Mecque irait insulter aux cendres de Mahomet, renverser ses autels et troubler toute une mosquée se ferait empaler à coup sûr et ne serait peut-être pas canonisé. Le zèle n’est plus à la mode. Polyeucte ne serait de nos jours qu'un insensé >» —

Il y a, semble-t-il, certains de nos bons frères, les protestants français récemment arrivés parmi nous 1"', qui donnent furieusement dans ces pratiques primitives. Ils ont poussé lesprit de martyre 4? à un degré merveilleux dans leur propre pays; et ils auraient bonne envie de l’exercer ici, si nous leur en donnions permission et leur en fournissions l’occasion : c’est-àdire, si nous voulions seulement leur faire la faveur de les pendre ou de les emprisonner; si seulement nous voulions être assez obligeants pour leur rompre les os pour qu’ils puissent, à la mode de leur pays, souffler sur leur zèle et attiser les charbons de la persécution. Mais jusqu'ici ils n’ont pu obtenir de nous cette grâce. Nous avons le cœur si dur que, malgré le désir de leur propre populace’ que nous leur portions obligeamment des coups et que nous les lapidions honnétement ca et la en pleine rue; alors que les prétres de leur propre

Voltaire, Dict. phil. Fanat, 2°, « Polyeucte qui va au temple, dans un jour de solennité renverser et casser les statues et les ornements, est un fanatique moins horrible que Diaz, mais non moins sot >.

111. La Révocation de Edit de Nantes, 1685, entraîna l’exil de nombreux protestants francais dont beaucoup vinrent se réfugier à Londres, où ils grossirent les rangs d’une colonie française déjà assez importante; les Dragonnades y envoyèrent, entre autres, d’assez nombreux Cévenols. Cette colonie française était assez active et elle exerca une influence considérable sur la mentalité anglaise; en politique, elle soutenait les whigs et combattait l’absolutisme royal. Beaucoup de ces réfugiés étaient dans la plus profonde détresse et en 1707, ils adressèrent une pétition à la Cour pour obtenir des subsides : on leur accorda la somme déjà considérable et pourtant très insuffisante, de mille livres par mois.

Cette misère ne pouvait que surexciter encore les esprits de ces malheureux réfugiés, encore tout émus des persécutions subies en France. Les Camisards, surtout, étaient restés sous le coup d’une émotion prophétique généralisée; dans les Cévennes, beaucoup d’adultes, voire des enfants de sept, cinq et

There are some, it seems, of our good brethen, the French Protestants, lately come among us, who are mightily taken with this primitive way. They have set afoot the spirit of martyrdom “? to a wonder in their own country; and they long to be trying it here, if we will give them leave, and afford them the occasion that is to say, if we will only do them the favour to hang or imprison them; if we will only be se obliging as to break their bones for them, after their country fashion, blow up their zeal, and stir afresh the coals of persecution. But no such grace can they hitherto obtain of us. So hard-hearted we are, that notwithstanding their own mob are willing to bestow kind blows upon them, and fairly stone them now and then in the open street; though the priests of their

trois ans, aprés de violentes convulsions, prophétisaient de manière réellement impressionnante. L’école des prophètes, fondée par Du Serre, industriel de Dieulefit, avait encore développé l'esprit de prophétie, si prompt à s’éveiller chez les populations misérables et pourchassées, nourries de la Bible. de l’Apocalypse et de Daniel en particulier. Les Cévenois avaient apporté à Londres leurs extases et leurs prophéties. Dans l’automne 1706, parurent à Londres 3 chefs célèbres, tous trois sujets aux extases prophétiques, Elie Marion, de Barre, Durand Fage, d’Aubais et Jean Cavalier de Sauve. Ils furent accueillis avec enthousiasme par les uns, avec une vive curiosité par les autres : et ils trouvèrent trois secrétaires bénévoles en Jean Daudé, de Nîmes, Nicolas Facio, mathématicien suisse en résidence à Londres, de la paroisse de St-André, et Charles Portalès du Vigan. Ceux-ci recueillirent avec grand soin les prophéties d’Elie Marion, qui annoncent des troubles et des révolutions : Babylone et Ninive (Paris et Londres?) y sont menacées de ruine; la corruption terrestre y est dénoncée; les prêtres et les magistrats y sont attaqués. Les Anglais s’émurent autant de ces prophéties colportées a travers la ville, que des excentricités des prophétes. Voltaire, qui peut-étre a embelli l’histoire, mais dont il faut accepter le témoignage pour le

nation leur donneraient volontiers la discipline qu’ils souhaitent et leur allumeraient pour tout de bon leurs feux d’épreuve; nous autres les Anglais, qui sommes maîtres en notre pays 4%, nous ne souffrirons pas qu'on en use ainsi avec les enthousiastes. Et il ne faut pas supposer que nous agissions ainsi par jalousie pour Ieur secte-phénix qui, semble-t-il, est née des flammes et se développerait volontiers pour devenir une nouvelle église, en se propageant à la manière de lancienne église dont la semence fut tirée, a-t-on dit avec raison, du sang des martyrs 4.

Mais combien nous sommes plus barbares et plus cruels que les paiens, nous les Anglais tolérants ! 15, Car, non contents de refuser à ces prophètes enthousiastes l’honneur d’une persécution, nous les avons livrés au plus cruel mépris du monde. On m'a certifié qu’en ce moment même !16, ils sont le sujet d’une excellente bouffonnerie ou d’un spectacle de marionnettes à la foire de Saint- Barthélémy 47. La sans nul doute leurs voix étranges et

fond, rapporte une tentative de miracle, suivie d’échec, mais qui ameuta une partie de la population de Londres. Dict. phil. Fanat. 5°. Après l’enquête religieuse, relatée intr. $ 4, le magistrat civil se saisit de l’affaire en juillet 1707; la sentence fut rendue en novembre et les prophètes furent condamnés à une amende de vingt marcs ou à la prison; ils durent monter sur lé pilori à Charing Cross et à Cornhill.

112. Elie Marion, Théâtre sacré des Cévennes, 81 « Si les inspirations de l’esprit saint nous ont fait remporter des victoires sur nos ennemis par l’épée, elles ont fait bien plus glorieusdment triompher nos martyrs sur les échafauds. C’est 1a que le Tout-Puissant a fait des choses grandes. C’est la le terrible creuset où la vérité et la fidélité des saints inspirés a été éprouvée. Les paroles excellentes de consolation et les cantiques de réjouissance du grand nombre de ces : bienheureux martyrs, lors miême qu’ils avaient les os brisés sur les roues ou qué les flammes avaient déjà dévoré leur chair, ont été sans

own nation would gladly give them their desired discipline, and are earnest to light their probationary fires for them; we Englishmen, who are masters in our own country 4%, will not suffer the enthusiasts to be thus used. Nor can we be supposed to act thus in envy to their phoenix-sect, which it seems has risen out of the flames and would willingly grow to be a new church by the same manner of propagation of the oid one, whose seed was truly said to be from the blood of the martyrs it#,

But how barbarous still, and more than heathenishly cruel, are we tolerating Englishmen ! #5 For, not contented to deny these prophesying enthusiasts the honour of a persecution, we have delivered them over to the cruellest contempt in the world. I am told for certain, that they are at this very time 6, the subject of a choice droll or puppet-show at Bart’lemy Fair #T.

doute de grands témoignages que leurs inspirations descendaient de l’Auteur de tout don parfait ».

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