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Beaucoup d'auteurs, avec Joubert, en font une contre-indication absolue à la myomectomie.
3° La Tumeur elle-même peut enfin contre-indiquer pour plusieurs raisons la myomectomie et y faire renoncer dès la laparotomie, parfois avant même l'intervention.
a) Les fibromes à marche galopante sont de véritables tumeurs malignes, pour lesquelles Doleris et Monprofit ont préconisé d’emblée « l’hystérectomie », malgré la grossesse en cours. C’est également la conduite adoptée par Fournier et Audebert dans leur observation relatée dans Gynécologie et obstétrique, 1923. Grossesse de 3 mois 1/2, fibrome à allure galopante avec contractions utérines annonçant l’avortement et signes de compressions. — Hystérectomie subtotale. — Guérison.
b) Ce n’est parfois qu’au cours de l'intervention que le chirurgien est obligé de renoncer à la myomectomie, soit parce qu'il existe un fibrome unique, énorme et sessible, dont l’énucléation creuserait le muscle utérin d’une brèche irréparable, ou bien des fibromes multiples dont l’extirpation transformerait le globe utérin en une éponge sanglante, déchiquetée, aux points faibles innombrables, dangereuse par sa difficile hémostase et par l’avenir sombre pour l'accouchement. Enfin certains fibromes diffus rendent toute tentative d’énucléation impossible, il n’y a pas de plan de clivage et, parfois, la seule récompense des efforts du chirurgien est une hémorragie incoercible, qui le conduit naturellement à l’hystérectomie, ainsi que le prouvent certaines observations. &
: Observations 4vec contre-indication à la myoméctomie.