‹ Myomes et ménopause: Atrophie dégénérescences malignes, IndicationsChapitre 4 sur 18 · I POS · texte numérisé non relu

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par un réseau serré de capillaires, ontune évolution régulière et rapide ; d'autres, au contraire, moins bien vascularisés, restent stationnaires ou ne progressent que lentement avec une symptomatologie si peu accusée que ces malades n'en soupconnent même pas l’existence ; témoin les cas d’utérus fibromateux découverts dans les autopsies de sujets de 85 et 90 ans.

Suivant l'utérus gravide dans son évolution, ils s’hypertrophient pendant la période de gestation, pour subir la même involution que la matrice dès que le produit de conception aura été expulsé.

La vie sexuelle, l'activité fonctionnelle de l'organe, l’état général du sujet influent évidemment sur la marche de ces tumeurs et la circulation y joue un rôle très marqué.

Si, causes de dystocies et prolongeant les hémorragies menstruelles, ils ont une répercussion sur le fonctionnement de l'organe, ils sont, en retour, intimement unis à la vie de ce dernier.

Et dès lors, si sous une influence particulière l'utérus em prunte une nouvelle manière d’être, la tumeur, elle aussi, en sera modifiée. |

C'est ainsi qu'au moment de la ménopause, qui apparait ordinairement entre 40 et 50 ans, les organes génitaux internes el externes subissent un certain degré d’atrophie et que ces tumeurs diminuent de volume, rétrocèdent, daus la majorité des cas au moins.

Les auteurs, cependant, ne sont pas-unanimes à ce sujet : nous allons reproduire ces diverses opinions.

«Ilest de tradition, dit Noble, d'affirmer que si les corps » fibreux de l'utérus sont très nombreux, ils ont occasionné » rarement (les accidents graves, que leur évolution cesse » avec là ménopause et qu'ils causent exceptionnellement la » mort », et s'élève contre cette doctrine.

D'après Bedford-Fenwick, les fibromes utérins continuent à

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s’accroître après la ménopause, el parfois même, ils s'aggravent plutôt qu'ils ne s’amendent.

Ch. Ryall ne croit pas, non plus, à la disparition de ces fumeurs à ce moment de la vie.

«Ilest favx, écrit Arvain James, que la siluation change avec la ménopause : celle-ci est, par contre, souvent retardée de 8 à 10 ans au moins, et dans beaucoup de cas, la lumeur croît plus rapidement à ce moment de l'existence. »

Riddle-Goffe se fait une règle d'enlever tout fibrome découvert chez une femme, mème pendant la période de la vie sexuelle, car ils ne tendent pas à disparaitre avec la cessation des règles. R

Eastmann, lui aussi, enlève les utérus fibromateux parce que la situation de ces malades s'aggrave à ce moment de la vie, dans la moitié des c2s au moins, plutôt qu'elle ne s'améliore.

« Gardons-nous bien, dit Jacobs, de laisser espérer aux malades atteints de fibromes la guérison au retour d'âge, Mettons, au contraire, notre responsabilité à l'abri, en réservaut notre diagnostie. »

Shœæmacker considère comme une hérésie médicale l'opinion populaire qui fait admettre que les fibromes utérins diminuent de volume ou cessent de croître après la ménopause. I dit avoir opéré plusieurs malades qui ont attendu jusqu'à l’âge de 50 à 55 ans sans voir les accidents disparaitre el qui se sont finalement décidées à l'opération en raison des hémorragies graves et progressives, des attaques de péritonite ou de salpingile, tandis que la santé des malades était gravement compromise par le retentissement de la maladie sur le cœur ou les reins.

Piquand est d'avis que si parfois la ménopause amène une amélioration des troubles fonctionnels où exceplionnellement la disparition des fibromes, la période qui la précède est dangereuse dans la grande majorité des cas.

et OVES

Cazenave a opéré 144 malades porteuses d'utérus fibromateux. La moitié avaient de 40 à 50 ans. Il pense que c'est aux environs de la ménopause que les fibromes deviennent gênants, dangereux et obligent les malades à se faire opérer.

Non moins nombreux sont les chirurgiens qui ne veulent accepter cette opinion et qui affirment, au contraire, que les fibro-myomes ont une tendance marquée à perdre de leur importance clinique au fur et à mesure que la malade avance en âge, approche de la cinquantaine.

Pour Alban-Doran, la disparition de fibromes au moment de la ménopause se produit généralement.

M"° Scharlieb croit, elle aussi, que ces tumeurs peuvent diminuer de volume après le retour d'âge. D'ailleurs, elle en a publié un cas très net.

Spencer Wells dit avoir souvent constaté la rétrocession des symptômes au moment de la ménopause.

Lawson-Tait, persuadé de l'influence heureuse qu'exerce la cessation des règles sur le développement des fibro-myomes, a pratiqué la castration ovarienne bilatérale dans le but de provoquer par une ménopause anticipée leur atrophie. Il obtint, d’ailleurs, de nombreux succès ; mais il pense toutefois que leur présence retarde souvent la ménopause indéfiniment, car il dut opérer des femmes de 55 à 60 ans en raison de véritables hémorragies menstruelles. :

Pour Stopin, il est vrai-que l'évolution des fibromes est retardée ainsi que la cessation des règles.

Rubeska conseille d'autant plus lexpectative au cours de l’évolution des myomes que la malade est moins éloignée de la ménopause. : #

La disparition complète des myomes, dit Cameron, n’a jamais lieu, mais leur atrophie survient habituellement après le retour d'âge.

Pour Parsons, la cessation des règles survient tardivement

chez les femmes porteuses d'utérus fibromateux, et, en général, ces tumeurs cessent de s’accroitre et diminuent de volume.

Goclet croit aussi à l'influence bienfaisante de la ménopause sur l’évolution des fibromes.

L'arrêt des accidents, dit Czempin, impatiemment attendu à ce moment de la vie, ne constilue pas une règle absolue. Sur 72 opérations, il dut intervenir 8 fois chez des malades qui avaient dépassé la cinquantaine.

Faure a écrit : « A l'inverse des autres tumeurs, le fibrome

est susceptible d’une guérison spontanée. Parfois il s’énuclée lui-même vers la cavité utérine et est ensuite expulsé par des contractions énergiques. [Il n’est pas très rare de voir des femmes accoucher ainsi de fibromes volumineux et guérir radicalement. [l est moins rare encore de voir, à l'époque de la ménopause, le fibrome cesser de s'accroitre, diminuer de volume et disparaître peu à peu complètement. Il ne faudrait pas cependant trop compter sur cette disparition spontanée, car sila ménopause est parfois favorable, elle est aussi particulièrement dangereuse : c'est à ce moment qu'on voit le fibrome s'arrêter dans son évolution, mais c'est à ce moment aussi qu'on le voit tout à coup prendre une allure plus rapide, changer de caractère et se transformer en une tumeur de mau- - vaise nature. »

Tous les praticiens, dit Tillaux, ont depuis longtemps observé que les fibro-myomes, dont la structure est, en définitive, sensiblement la même que celle du tissu utérin, partici-

pent à l’atrophie, à la régression que subit ce tissu à l'époque

dela ménopause. Un fibro-myome est, par. conséquent, d'autant moins grave que la femme approche davantage de la cinquantaine,

Miles Poster, sur 125 cas de fibro-myomes, fit 100 hystérectomies supra-vaginales pour hémorragies. Dans un cas seulement, elles avaient apparu après la ménopause,

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