‹ Myomes et ménopause: Atrophie dégénérescences malignes, IndicationsChapitre 5 sur 18 · LS ARE · texte numérisé non relu

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Winter a étudié cette question d'après sa statistique, qui comprend 718 cas traités pour des myomes. Dans 61 de ces cas, la ménopause était accomplie. Ces résultats montrent que dans la majorité des cas, la ménopause amène l'arrêt de développement de la tumeur et la cessation des symptômes qu’elles enträinent. Quelquefois cependant, les myomes continuent à s’accroitre après la ménopause, sans être atteints de dégénérescence secondaire.

« Dans la majorité des cas, dit Siredey, alors même qu’ils ont donné lieu à divers accidents pendant la vie génitale, les fibromes ont une tendance à s’atrophier après la ménopause, ou tout au moins ils restent silencieux et causent de moins en moins de gène à partir de cette époque. »

Pour Pozzi, il arrive assez souvent que les fibromes subissent une induration progressive à partir de la ménopause, ils diminuent en même temps de volume et suivent l'involution sénile et l'atrophie de l’ulérus: la fumeur persiste encore, mais sans réveiller aucune réaction morbide Telle est la terminaison de beaucoup de fibromes méconnus pendant la vie, qu'on trouve à l’autopsie chez de vieilles femmes. Mais cette évolution est loin d’être la règle.

M. le professeur Tédenat à constaté que. environ 80 p. 100 de fibromes utérins subissent une atrophie considérable à. l'époque de la ménopause. Cette atrophie équivaut à une véritable guérison.

Ces laits sont trop nombreux et trop précis pour qu'il nous soil permis d'hésiter ; aussi affirmons-nous que les myomes utérins ont une tendance à dinnnuer de volume, à disparaître au moment dela ménopause. .

Mais par contre, si les fibro-myomes rétrocèdent, il se produit très souvent un relard sérieux dans la cessation des règles. Ces malades voient encore survenir pendant des années,

RCE EE 8 et 10 même quelquefois, leurs hémorragies menstruelles ! D'après Kleinvachter, dans 67 p. 100 des cas, la ménopause est retardée jusqu'après 50 ans, tandis que sur 100 feinmes non fibromateuses, 11 seulement atteignent leur retour d'âge après 50 ans.

Sur 120 hystérectomies abdominales, Haultain a trouvé :

80 malades ayant de 40 à 50 ans 8 — — 50 à 60 ans 20 — . ayant plus de 60 ans

Sur les 8 malades de 50 à 60 ans, une seule avait atteint la ménopause.

Lawson-Tait, Shœmacker et d’autres chirurgiens ont dû opérer des femmes qui avaient largement dépassé Ja cinquantaine, en raison de véritables hémorragies menstruelles. M. le professeur Tédenat a vu la ménopause retardée jusqu’à 52-55 ans, chez grand nombre de femmes porteuses de fibro- mes.

= Voyons maintenant par quel mécanisme se fait la rétrocession de ces tumeurs.

Pour Jacobs : « La diminution du volume de la tumeur se fait par transformation des éléments musculaires: le tissu conjonctif se condense, se raréfie ; on assiste à une rétraction interstitielle de néoplasme : il devient dur, fibreux, cartilagiueux. Ce travail accompli, la tumeur est en état de repos et peut rester telle pendant de longues années sans plus occasionner un trouble quelconque. »

Pour Claine, la régression des fibromes est due à une infiltration de sérosité : sérosité elle-même due à des troubles vasculaires.

Lawson-Tait pense également que si les myomes diminuent,

MT Gus c'est à la suite de troubles dans la circulation : « Par suite de prolifération cellulaire, dit-il, il se produit une oblitération vasculaire qui envahit la lumière des vaisseaux ; la source de nutrition disparait : phénomène de nécrobiose ; la tumeur s’amolht et s’infiltre de liquide qui dissocie ses fibres.»

D'après Claisse, la régression de ces lumeurs après la ménopause correspond à une phase d’atrophie vasculaire : les parois des vaisseaux se sclérosent, leur calibre diminue, les processus qui dépendent du système circulatoire, subissent ia même involution que lui-même et s'arrêtent.

Nous connaissons l'influence prépondérante qu'exerce l’état de la circulation sur le développement de ces tumeurs : nous ne saurions nous refuser à dire que c'est ce même facteur qui préside à leur disparition, et que la rétrocession des tumeurs fibromateuses est due à l’altération sénile, à la sclérose des vaisseaux utérins.

Telle est, dans la grande majorité des cas, la terminaison chnique des myomes au moment du retour d'âge.

Des cas non moins douteux ont été cités où ces tumeurs ont continué à évoluer après la cinquantaine sans être attentes de dégénérescence : les myomes, en effet, prennent quelquefois un développement considérable ; ils se créent des adhérences avec les organes voisins. Et alors même que les vaisseaux ulérins s oblitèrent, la tumeur n'en continue pas moins à persisier, parce que alimentée par d’autres sources. Le fibrome, dit à ce sujet Gusserow, peut croître encore à la ménopause, en dehors de toute altération, lorsqu'il tire ses princeipaux moyens de nutrition des vaisseaux, non pas de l'appareil génital, mais des organes voisins au moyen d’adhérences secondaires. » |

La ménopause done amène, dans la majorité des cas, la

diminution de volume, la disparition des myomes utérins :

nous ne disons pas loujours ; Car, comme l'a dit Jacobs, la ménopause représente l’âge critique des myomes:; à cette époque de congestion ultime des organes du bassin, en effet, ils peuvent prendre lout à coup un accroissement rapide et présenter des transformations de mauvaise nature.

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